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La Première ministre polonaise accuse Macron d’«antipathie» à l’égard de l’Europe centrale

Beata Szydlo a réagi à l’interview du président français accordé à plusieurs médias, dont « Le Soir ».

Temps de lecture: 2 min

La Première ministre polonaise Beata Szydlo a accusé jeudi Emmanuel Macron d’«  antipathie » à l’égard des pays d’Europe centrale, après des propos du président français accusant implicitement ces Etats de traiter l’UE comme «  un supermarché ».

A la veille d’une rencontre de Macron avec les dirigeants du Groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) à Bruxelles, Beata Szydlo a mis en garde le nouveau chef de l’Etat français.

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«  La Pologne est ouverte à la coopération avec la France. Mais cela va dépendre du président Macron, s’il veut étaler dans les médias son antipathie à l’égard des pays d’Europe centrale ou bien s’il veut parler des faits », a-t-elle prévenu, lors d’un point presse en marge d’un sommet des 28 à Bruxelles.

«  Il est bon de parler des faits et non pas de se servir de remarques basées sur des stéréotypes », a-t-elle ajouté.

Beata Szydlo réagissait à l’interview accordée par Emmanuel Macron à huit journaux européens, parue jeudi matin, dans laquelle il a critiqué «  certains dirigeants européens qui tournent le dos à l’Europe ».

«  L’Europe n’est pas un supermarché. L’Europe est un destin commun », a-t-il souligné.

À lire aussi Emmanuel Macron au «Soir»: «L’Europe n’est pas un supermarché!»

Cet affrontement verbal interposé entre Emmanuel Macron et Beata Szydlo intervient dans un contexte de frictions sur la réforme de la directive travailleurs détachés --présentée en mars 2016 par la Commission européenne- –, que la France souhaite encore durcir au risque de braquer les pays de l’Est, déjà très réticents à tout changement.

 

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