De Keersmaecker pourrait finalement renoncer à la présidence de l’Union belge

Après le psychodrame de 2015 où François de Keersmaecker (amateur flamand), en poste depuis 2006, avait battu sur le fil Joseph Allijns (professionnel flamand), le président de Courtrai, l’avocat anversois devait être en principe, ce samedi, le seul candidat à sa réélection.

Premier rebondissement mardi : Gérard Linard (amateur wallon) se déclarait candidat. Le Hennuyer tirait sa légitimité de son remarquable travail en tant que CEO de la fédération (de février 2015 à octobre 2016), pour redresser des finances fédérales mises à mal par le passage de Steven Martens dans cette même fonction. Par sa compétence et sa détermination, Linard bluffait tout le monde, notamment François De Keersmaecker et Bart Verhaeghe.

C’est peu dire, toutefois, que la candidature de Gérard Linard irritait les amateurs flamands, décontenancés par ce francophone unilingue, pouvant accéder à la plus haute fonction qui échappe aux Wallons depuis… 1967 (le Liégeois Georges Hermesse). Ces amateurs flamands, conscients que François De Keersmaecker allait dans le mur, réfléchissaient à un plan B, qui s’est concrétisé ce jeudi ! Gilbert Timmermans (un Tongrois de 72 ans, président depuis deux ans de l’aile flamande) allait trouver son ami De Keersmaecker pour lui dire, en substance : « Tu vas être battu par Linard, la seule chance de peut-être inverser la tendance est que j’y aille, moi ! »

Que l’adversaire de Linard soit finalement De Keersmaecker ou Timmermans, le Wallon reste le grand favori car, sur les 22 voix disponibles, il semble assuré des 8 de la Pro League et des 7 des amateurs wallons (ACFF), contre les 7 des amateurs flamands (VFV). Laquelle VFV tiendra ce vendredi une réunion extraordinaire pour décider qui la représentera. En désespoir de cause ?

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