Obama sur l’abrogation de l’Obamacare: «Ce projet de loi vous nuira»

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Les alliés de Donald Trump sont repartis à l’offensive jeudi pour tenter d’abroger partiellement « Obamacare », la loi emblématique sur la santé de Barack Obama. Mais des conservateurs ont immédiatement annoncé leur opposition, menaçant de torpiller la réforme.

« Nos politiques sont divisés », a réagi Barack Obama dans un post publié sur Facebook. L’ancien président rappelle le combat qui a été mené, avec des Républicains.

« Nous ne nous sommes pas battus pendant plus d’un an pour une victoire personnelle ou politique. Nous nous sommes battus parce qu’on savait que ça sauverait des vies », insiste-t-il. « J’espère encore qu’il y a assez de Républicains au Congrés qui se souviennent que le service public ce n’est pas de décrocher une victoire politique ».

Dans son message, Barack Obama lance une offensive contre le projet de loi. « Si vous risquez de tomber malade, de vieillir ou de commencer une famille, ce projet de loi vous nuira ».

« La douleur face à laquelle nous mettons le peuple américain – tout en offrant aux milliardaires et aux entreprises une réduction massive des impôts en retour – est difficile à imaginer ».

Un « Obamacare light » ?

Jeudi matin, les chefs républicains du Sénat ont donc dévoilé une version légèrement amendée, censée ramener au bercail les élus modérés hésitants. L’objectif est de voter en fin de semaine prochaine. Mais quatre sénateurs conservateurs, dont Ted Cruz et Rand Paul, ont fait savoir que cette nouvelle mouture n’était guère qu’un « Obamacare light ». Ils se sont dits prêts à négocier.

Le projet supprimerait l’obligation de s’assurer instaurée par Obamacare, au nom de la liberté individuelle. Des impôts et taxes créés pour financer la loi de 2010 seraient abrogés. Et les aides fédérales au système de santé seraient progressivement réduites, notamment à partir de 2021 pour l’assurance publique destinée aux plus pauvres, Medicaid, qui assure un Américain sur cinq.

Des concessions ont été introduites pour décrocher le soutien des Républicains modérés. Il n’est plus question de permettre aux assureurs de faire payer plus aux personnes ayant des antécédents médicaux. Et les aides individuelles, bien que fortement réduites par rapport à Obamacare, le sont moins que ce que les Républicains envisageaient au départ.

En revanche, nombre de réglementations actuelles disparaîtraient bel et bien, notamment l’obligation absolue et nationale de couvrir dix catégories de soins, dont la maternité ou l’hospitalisation.

 
 
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