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Gérard Linard veut être le président de tout le monde

Gérard Linard succède à François De Keersmaecker en tant que président de l’Union belge de football (URBSFA).

Temps de lecture: 3 min

L’Hennuyer de 74 ans a été élu ce samedi par le Comité exécutif de l’Union belge de football avec 14 voix contre 8 à son concurrent, Gilbert Timmermans. «Je veux donner de l’impulsion afin de réaliser rapidement les objectifs mis en place par l’URBSFA», précise un Gérard Linard nerveux ce samedi soir lors de sa présentation à la presse.

Le fait que Linard ne parle uniquement français est devenu évident après qu’il n’ait pas compris la première question posée en néerlandais. «Posez-moi vos questions en français, cela m’a épargné du stress après un jour épuisant comme aujourd’hui», a réagi le fraichement élu président fédéral qui ne voit pas son monolinguisme comme un problème. «Est-ce vraiment un problème aujourd’hui ? Les personnes avec lesquelles je travaille tous les jours (Bart Verhaeghe, Koen De Keersmaecker, Tom Borgions, par exemple) sont néerlandophones. Si j’ai besoin d’aide, je peux compter sur eux. Pour la politique interne, c’est un petit problème mais au niveau international, ce n’est pas grave. À l’UEFA et à la FIFA, le français est une langue officielle. Je comprends de mieux en mieux le néerlandais», a expliqué Linard qui n’a pas l’intention d’apprendre immédiatement le néerlandais. «Je veux me concentrer sur mon travail avant tout, j’ai un mandat limité.»

L’arrivée de Gérard Linard, âgé de 74 ans, marque une coupure à la tête de l’URBSFA, étant donné qu’un mandataire ne peut pas avoir plus de 75 ans selon le réglement interne. Les chances sont donc réelles de voir un nouveau président élu l’année prochaine. «Cela va dépendre de l’évolution mais je me tiens à mon mandat. Sans vouloir critiquer mon prédécesseur: il était temps pour quelque chose de nouveau. Nous allons traverser une période de transition et cela ne peut faire que du bien au football belge. Je ne veux pas seulement diriger, je suis un grand partisan du management participatif.»

«J’ai appris cela de Timmermans parce que j’ai eu la chance de pouvoir travailler à l’URBSFA pendant deux ans (comme CEO-interim par exemple). Tout le monde m’a dit que j’avais réalisé de l’excellent travail, donc mon nom va rester dans les têtes. C’était une campagne sobre, certes très émotionnelle et stressante. Il est temps d’arrêter une fois pour toute la guerre entre les clubs amateurs et les clubs pros. Tout le monde l’a bien compris. Je veux être le président de tous.»

Dans la politique que Linard va suivre, quatre mots-clés reviennent sans cesse. «Harmonisation, digitalisation, centralisation et modernisation. Je veux donner de l’impulsion afin de réaliser rapidement les objectifs mis en place par l’URBSFA avec en priorité l’objectif Road to Qatar», déclare Linard, qui n’est pas connu pour être un grand partisan de l’Eurostadium. Le précédent président de l’aile francophone ACFF est également confronté à la fin du bail de location du stade Roi Baudouin en juin 2018. «Nous avons besoin d’un stade d’une capacité de 40.000 places sinon nous faisons trop de pertes. C’est tout ce qui importe. Nous verrons si un nouveau stade sera construit, si l’ancien sera rénové ou si deux ou trois clubs agrandissent leur stade. Nous devrions même pouvoir jeter un coup d’oeil à l’étranger. L’EURO 2020 n’est pas une priorité pour moi, ce sont les instances politiques qui ont la responsabilité. Cela ne dépend pas de nous mais je vais m’informer sur le dossier.»

Linard ne se mêlera pas personnellement du dossier compliqué concernant les droits à l’image et les primes de match des Diables Rouges. Les primes élevées ont mis la fédération dans une situation financière difficile et la fédération veut réduire drastiquement les primes. «Notre commission technique dirigée par Mehdi Bayat et Bart Verhaeghe ont la situation sous contrôle et vont continuer à mener les discussions», avoue Linard.

 

Gérard Linard élu nouveau président de l’Union belge de football

Comme attendu, le Wallon succède à François de Keersmaecker qui quitte son poste après onze ans de règne à la tête du football belge.

Temps de lecture: 2 min

Gérard Linard, ex-CEO ad-interim, président de l’aile francophone de la fédération (ACFF) et membre du Comité exécutif depuis 2009, a été élu samedi président pour deux ans de l’Union Royale belge de football (URBSFA) face à son concurrent Gilbert Timmermans, le président de l’aile flamande (VFV).

Il succède à François De Keersmaecker, le 10e président de l’institution, qui avait renoncé à se représenter pour la septième fois vendredi. Gérard Linard, 74 ans, est le premier président francophone depuis George Hermesse il y a un demi-siècle.

Il était du reste le favori de ce vote où le poids des huit représentants de la Pro League s’annonçait déterminant face aux ligues linguistiques qui étaient à égalité avec sept votants chacune.

Le pronostic de 15-7 a d’ailleurs été presque atteint (14-8).

Linard avait occupé la fonction de CEO ad interim après le licenciement de Steven Martens en février 2015. Il avait brillamment géré nombre de dossiers brûlants jusqu’à l’arrivée 21 mois plus tard de Koen De Brabander en novembre 2016. La fin de son mandat avait toutefois été marquée par une polémique suite au renvoi du directeur de communication Bob Madou.

La limite d’âge pour le poste étant de 75 ans selon le règlement de l’Union belge de football, Gérard Linard n’occupera sûrement pas pendant onze ans le siège présidentiel comme son prédécesseur, l’avocat malinois François De Keersmaecker, contraint de le quitter après onze années à 59 ans, après avoir perdu la confiance de la Pro League.

Linard est à l’instar du vice-président de l’Union belge Bart Verhaeghe un adversaire déclaré de la construction du stade National sur le site du Parking C. Linard préfère investir dans les installations des clubs belges existantes. Les Diables Rouges pourraient jouer leurs rencontres dans ces stades. Ancien président du club amateurs de Couvin-Mariembourg, Linard est favorable à la professionnalisation de l’Union belge. Il a lancé sa digitalisation lorsqu’il était le CEO par intérim. Il souhaite poursuivre dans cette voie. Elle permettrait de faire fonctionner l’Union belge de manière plus efficace financièrement.

Election à la présidence de l’Union belge: Gilbert Timmermans savait que c’était "mission impossible"

«Je savais que c’était mission impossible, mais je suis très en colère. Les clubs amateurs flamands ont été abandonnés», a réagi Timmermans.

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Gilbert Timmermans a réagi après sa défaite samedi lors de l’élection à la présidence de l’Union belge de football (URBSFA) qui l’opposait à Gérard Linard. Le président de l’aile flamande (VFV) n’a recueilli que 8 des 22 voix du Comité exécutif. «Je savais que c’était mission impossible, mais je suis très en colère. Les clubs amateurs flamands ont été abandonnés», a réagi Timmermans à l’issue de l’annonce des résultats.

«Je savais que j’abordais ma candidature avec un retard de 15 voix à 7. Quand j’ai demandé à François De Keersmaecker de ne pas présenter sa candidature (pour un 7e mandat, ndlr), parce que j’avais le sentiment qu’il n’aurait aucune voix, c’était avec l’idée que je pouvais obtenir quelques voix. Cela a réussi, mais pour une seule voix. 14 à 8 ce n’est pas un résultat glorieux, mais c’est ainsi. Je voulais aussi éviter un départ en mode mineur à De Keersmaecker», a précisé Timmermans, 72 ans.

La raison de cette défaite est évidente pour Timmermans. «J’ai disposé de trop peu de temps. Dans ce petit espace de temps, j’ai envoyé mon CV aux membres du Comité exécutif et appelé qauelques personnes, mais personne n’a laissé connaître ses cartes.»

«Je trouve imcompréhensible que les clubs professionnels flamands se soient unis derrière Linard. Peut-être, mon choix déclaré en faveur de l’Euro stadium est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas été élu. Je ne peux pas m’y faire, ce n’est vraiment pas bon pour le football belge», a conclu Timmermans, qui va continuer à être membre du Comité exécutif de l’Union belge.

L’Union belge de football a fait 3 millions de profits sur l’année 2016

L’Union belge de Football (URBSFA) a enregistré un profit de 3,5 millions d’euros sur l’année 2016. Tom Borgions, le directeur financier, l’a fait savoir samedi lors de la réunion générale statutaire de l’URBSFA.

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Lors du précédent bilan financier l’URBSFA avait enregistré une perte de 4,6 millions. Le solde négatif pour la campagne a été réduit à une perte de 1,1 million d’euros. La balance positive de 2016 est due à l’Euro en France qui a été lucratif mais la fédération avait enregistré un profit de 1,3 million sans prendre en compte l’Euro. «Ces bénéfices seront intégralement réinvestis dans le football», déclare Borgions. «Nous sommes une fédération saine. Avec les récentes réformes, nous sommes également sur le bon chemin mais pas encore là où nous devons être.»

La digitalisation fait partie des points à travailler tout comme le dossier du droit à l’image et des primes de matches des Diables Rouges. En 2016, 73% des revenus de l’équipe nationale revenaient aux joueurs. «C’est trop. Les négociations sont menées sereinement et prennent la bonne direction», explique Borgions.

Avec l’addition du Belgian Football Center à Tubize, les actifs ont atteint une valeur de 28 millions. À l’inverse, l’URBSFA doit payer le prêt pour le centre sportif lors des 10 prochaines années. «L’objectif d’avoir un ’centre d’excellence’ est atteint mais nous allons continuer à investir dans le Football Center», avoue Koen De Brabander, CEO de l’URBSFA.

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1 Commentaire

  • Posté par Philippe Bernard, dimanche 25 juin 2017, 16:05

    Un conseil pour lui : vite consulter un médecin

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