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CEB: un élève sur sept est en échec

42.500 élèves ont eu au moins 50 % de moyenne au Certificat d’études de base (CEB).

Chef du service Société Temps de lecture: 2 min

Les spécialistes du secteur – à commencer par les enseignants – avaient senti le vent tourner dès la première journée d’épreuve : les résultats du CEB 2017 seraient probablement moins bons que ceux des années précédentes. Ils ont vu juste : le taux de réussite est en nette baisse par rapport aux dernières sessions ; c’est d’ailleurs le plus mauvais enregistré depuis sept ans. Avec 85,5 % de réussite, on est effectivement près de six points en dessous du taux de 2016 et 10 points en dessous du record de 2013 établi à 96,29 %.

Pour mémoire, le CEB est le certificat d’étude de base (délivré au terme de la 6e primaire ou du 1er degré de l’enseignement différencié). Il a pour objectif, rappelle le ministère de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, d’évaluer équitablement (épreuve identique pour tous) et d’attester que les élèves ont atteint la maîtrise des compétences attendues au terme de l’enseignement fondamental. Bien qu’il se situe à la jonction entre l’enseignement primaire et secondaire, le CEB n’a cependant pas « pour objectif d’effectuer des pronostics sur les résultats futurs de l’élève et donc n’a pas pour fonction de garantir une réussite au 1er degré secondaire ».

Une analyse pour comprendre ces résultats

Les taux ci-dessus traduisent la part des 49.706 élèves de sixième primaire qui ont valisé la série d’examens avec au moins 50 % des points dans chacune des branches évaluées (français, mathématique et éveil). La moyenne est obtenue par l’ensemble des élèves est évidemment bien plus élevée : 70,32 % en français (contre 74,04 % en 2016), 70,73 % en mathématique (70,73 % en 2016) et 74,66 % en éveil (79,25 % en 2016).

Comment expliquer de telles différences par rapport aux années précédentes ? Le Service général de l’inspection et la Direction des évaluations externes « procéderont dans les prochaines semaines à l’analyse détaillée des résultats pour déceler les causes de l’écart entre ceux-ci et ceux des années précédentes », annonce la Communauté française. Sans pour autant porter de jugement de valeur, les enseignants pointent, eux, une hausse du niveau général d’exigence.

 

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8 Commentaires

  • Posté par Delfosse Alain, mercredi 28 juin 2017, 10:24

    Les élèves passant le CEB ne sont pas tous dans les mêmes conditions de concentration. Certaines communes regroupent les écoles et les enfants sont 280 dans une grande salle. D'autres restent dans leur environnement, dans leur classe, avec leur professeur.

  • Posté par De Cuyper Thierry, mardi 27 juin 2017, 16:37

    Comme le dit si bien l’ancien Directeur des Lycées français André Legrand : « Quand sur une population de cet ordre, on en est arrivé là, il n’y a que trois explications possibles : la population concernée souffre d’un retard intellectuel, les enseignants ne sont pas à la hauteur, ou il y a un problème dans la conception des sujets évalués ou l’évaluation des candidats ». Ce ne peut évidemment, en aucun cas, être que nos enfants de 11 ans qui présenteraient, si nombreux, un déficit intellectuel et c’est bien la construction du test qui pose question. Il n’évalue plus l’acquisition de compétences minimales. Il s’agit donc bien de la construction d’un concours qui sélectionne une élite qui seule aura le droit d’accéder à l’enseignement secondaire général. Lorsqu’on constate que les objectifs minimaux d’une épreuve certificative ne sont pas atteints par la très grande majorité de la population examinée, une réflexion devrait logiquement s’imposer. Cette réflexion aurait déjà dû se faire avant de rendre cette évaluation certificative, car les conséquences sur les enfants et leur devenir scolaire sont dramatiques.

  • Posté par De Cuyper Thierry, mardi 27 juin 2017, 16:37

    Comme le dit si bien l’ancien Directeur des Lycées français André Legrand : « Quand sur une population de cet ordre, on en est arrivé là, il n’y a que trois explications possibles : la population concernée souffre d’un retard intellectuel, les enseignants ne sont pas à la hauteur, ou il y a un problème dans la conception des sujets évalués ou l’évaluation des candidats ». Ce ne peut évidemment, en aucun cas, être que nos enfants de 11 ans qui présenteraient, si nombreux, un déficit intellectuel et c’est bien la construction du test qui pose question. Il n’évalue plus l’acquisition de compétences minimales. Il s’agit donc bien de la construction d’un concours qui sélectionne une élite qui seule aura le droit d’accéder à l’enseignement secondaire général. Lorsqu’on constate que les objectifs minimaux d’une épreuve certificative ne sont pas atteints par la très grande majorité de la population examinée, une réflexion devrait logiquement s’imposer. Cette réflexion aurait déjà dû se faire avant de rendre cette évaluation certificative, car les conséquences sur les enfants et leur devenir scolaire sont dramatiques.

  • Posté par De Cuyper Thierry, mardi 27 juin 2017, 16:16

    Comme le dit si bien l’ancien Directeur des Lycées français André Legrand 3 : « Quand sur une population de cet ordre, on en est arrivé là, il n’y a que trois explications possibles : la population concernée souffre d’un retard intellectuel, les enseignants ne sont pas à la hauteur, ou il y a un problème dans la conception des sujets évalués ou l’évaluation des candidats ». Ce ne peut évidemment, en aucun cas, être que nos enfants de 11 ans qui présenteraient, si nombreux, un déficit intellectuel et c’est bien la construction du test qui pose question. Il n’évalue plus l’acquisition de compétences minimales. Il s’agit donc bien de la construction d’un concours qui sélectionne une élite qui seule aura le droit d’accéder à l’enseignement secondaire général. Lorsqu’on constate que les objectifs minimaux d’une épreuve certificative ne sont pas atteints par la très grande majorité de la population examinée, une réflexion devrait logiquement s’imposer. Cette réflexion aurait déjà dû se faire avant de rendre cette évaluation certificative, car les conséquences sur les enfants et leur devenir scolaire sont dramatiques.

  • Posté par stals jean, mardi 27 juin 2017, 14:04

    De toutes façons, ce CEB est l'expression d'une tromperie généralisée en ce qui concerne le bagage intellectuel réel que les élèves qui terminent leur sixième primaire vont emporter en secondaire. Ce CEB fait l'objet d'une préparation spécifique intensive et perverse car les établissements scolaires redoutent les résultats médiocres qui pourraient bien mettraient à mal leurs réputations. Et ne nous y trompons pas à part les « HP » ou celles et ceux qui ont tous simplement la chance de bénéficier d'un excellent suivi parental, une fois en secondaire, c'est la catastrophe assurée dans toutes, absolument toutes les matières. Au point que même ceux arrivent à terminer le secondaire que ce soit le technique ou celui qui prépare aux études supérieures et universitaires, et à part les « haut potentiel » je le répète, la majorité des étudiants et je pèse mes mots, sont des cancres. Des cancres en français, en math en chimie en physique, en langues étrangères. Et celles et ceux qui sortent de technique ou diplômé(e)s d'un métier manuel, c'est tout autant dramatique, rien moins que dramatique. Bien qu’elles et qu’ils soient pratiquement tous des manipulateurs remarquables d’iphone, d’Ipad, de réseaux sociaux et de portables, Elles et ils ne sont plus dans le réel, rien moins. C’est probablement une volonté politique de ceux qui détiennent le Pouvoir financier et qui ont bien l’intention de ne surtout pas le partager. Alors, on connaît des rigolos d’élus de la politique qui accouchent de pactes d’excellences comme d’autres accouchent mais sans avoir jamais copulé…c’est Reiser qui disait : « on vit une époque formidable »

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