Plus d’un Belge sur deux a une opinion négative de l’Union européenne

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C’est une enquête d’opinion qui tord le cou aux clichés. Commandée par le think tank Chatham House, et en association (pour la Belgique) avec la Fondation Roi Baudouin, elle souligne que les Belges ne sont plus les europhiles qu’ils étaient. Ils sont 58 % à avoir une opinion négative de l’Union européenne.

Ils sont – au choix – dégoûtés, énervés, inquiets, pessimistes ou mal à l’aise quand on leur demande quel est leur sentiment. Parmi les populations des dix pays interrogés, seuls les Grecs et les Français sont plus négatifs que les Belges. Même les Britanniques, en plein processus de Brexit, font davantage preuve d’optimisme.

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« Plus de la moitié du public belge exprime des sentiments négatifs envers les réfugiés et les demandeurs d’asile, écrit par ailleurs Alexander Mattelaer, directeur des Affaires européennes à l’institut Egmont, qui a été chargé d’analyser le volet belge des résultats : c’est même plus qu’en Hongrie ou tout autre pays englobé par l’enquête. » Avec ce désamour pour l’Europe, le Belge est finalement « représentatif des tendances européennes globales » de défiance, explique Alexander Mattelaer. Il pose deux hypothèses d’explication. « Ce positionnement est le résultat cumulatif des crises des dernières années, qui a amené la population à se poser de plus en plus de questions sur la manière dont l’UE est gérée. Ensuite, le consensus pro-européen a été le résultat de la période d’après-guerre. Or la génération actuelle a perdu cette perspective historique. »

Cette même enquête s’intéresse également au prétendu fossé entre les élites (europhiles) et le grand public (plus eurosceptiques). Là aussi, la réalité est beaucoup plus nuancée.

 
 
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