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Migration: l’Italie menace de fermer ses ports aux ONG

La situation est devenue insoutenable pour l’Italie, qui demande l’intervention de la Commission européenne.

Temps de lecture: 2 min

Le gouvernement italien a autorité le représentant italien auprès de l’Union européenne, Maurizio Massari, de soumettre la question des débarquements de migrants en Italie au Commissaire aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. Lors de sa réunion avec le Commissaire, Massari a souligné que la situation était à la limite de la capacité de traitement, avec un impact considérable sur la vie socio-politique.

Si la Commission européenne ne revoit pas les règles en vigueur, l’Italie menace notamment de refuser de débarquer sur son sol les migrants recueillis en Méditerranée par des ONG étrangères. Les migrants secourus ne pourraient donc plus rejoindre le sol européen par l’Italie. Il faut dire que depuis le début de l’année, 76.873 migrants ont débarqué en Italie, dont 9.761 mineurs, selon le ministère italien de l’Intérieur.

Une situation à la limite du supportable

Maurizio Massari a remis une lettre à Dimitris Avramopoulos dans laquelle l’Italie explique qu’après les dernières arrivées massives de migrants sur ses côtes au cours des derniers jours, «la situation a atteint la limite du supportable».

Ce sont les chiffres de ces derniers jours qui ont poussé l’Italie à agir. Plus de 10.200 migrants ont été secourus entre dimanche et mardi au large de la Libye, dont 5.000 pour la seule journée de lundi, 3.300 dimanche et 1.900 mardi. Les garde-côtes italiens coordonnent ces opérations de sauvetage en Méditerranée, mais de nombreux bateaux étrangers, y compris plusieurs affrétés par des ONG, y participent.

 

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1 Commentaire

  • Posté par jacques rabbot, mercredi 28 juin 2017, 20:55

    enfin quelqu'un qui s'éveille ! La situation ne pouvait pas durer : l'europe ,'est pas capable d'accepter cette invasion. De plus, il est pratiquement impossible de détecter si parmi ces migrants il n'y a pas l'un ou l'autre combattant de daesh. A qu étaient destinées les armes saisies en Grèce ? Nous sommes en guerre (on nous l' a déclarée), donc on ferme les frontières, c'est logique. Ce qui n'est pas logique c'est de continuer à nier cet état de guerre. Jusqu'à ce que ceux qui nient auront un parent ou eux-mêmes victime d'un attentat terroriste...

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