Nivelles, terre propice pour l’éolien

Engie Electrabel considère que Nivelles a un bon potentiel en matière d’énergie éolienne, et a jeté son dévolu sur le zoning Sud où quatre moulins pourraient être érigés le long du contournement. © V.F.
Engie Electrabel considère que Nivelles a un bon potentiel en matière d’énergie éolienne, et a jeté son dévolu sur le zoning Sud où quatre moulins pourraient être érigés le long du contournement. © V.F. - V.F

Engie Electrabel, qui gère déjà une trentaine de parcs éoliens, s’intéresse aujourd’hui au zoning Nivelles Sud. La Région wallonne donnant la préférence aux bordures des autoroutes et aux zones d’activités économiques pour implanter de nouvelles éoliennes, l’idée est de faire sortir de terre quatre filles d’Eole le long du contournement Sud. « Nivelles est propice au développement éolien, confirme Stéphane Finet au nom d’Engie Electrabel. En appliquant différents critères comme la distance de recul par rapport aux habitations, à la voie de chemin de fer ou encore aux lignes à haute tension, nous estimons qu’il y a un potentiel pour construire quatre éoliennes le long du contournement Sud de la ville. »

Concrètement, dans l’état actuel des plans, trois de ces éoliennes sont envisagées au sein même du zoning – dont une sur l’ancien site Peugeot – et une quatrième serait implantée en zone agricole. La demande est conçue pour des modèles d’éoliennes allant jusqu’à 200 mètres de hauteur (pales comprises) maximum. En tout cas, Engie prévoit de produire sur place, lorsque ce parc de quatre moulins sera opérationnel, l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 8.000 ménages. « Soit la production de 13.000 tonnes de CO2 évitée », glissent les responsables en promettant au passage la transparence tout au long de la procédure. Et en précisant aussi qu’ils sont tout à fait ouverts à une participation citoyenne en réservant aux particuliers des parts dans le projet, via une coopérative.

On n’en est pas encore là : il faudra d’abord passer par une étude d’incidences – en plus d’une étude de sécurité puisqu’on est en zone industrielle – et c’est le bureau SGS, de Gembloux, qui sera chargé de cette tâche dans les mois à venir. Ceux qui veulent transmettre des remarques à prendre en compte par l’auteur de l’étude ont jusqu’au 12 juillet pour le faire. Lors de la réunion de la semaine dernière, un ornithologue amateur a d’ailleurs déjà fait part d’une information étonnante : depuis dix ans, un couple d’huîtriers pie prend chaque année ses quartiers d’été sur l’ancien site Toyota… Ce n’est qu’une fois l’étude d’incidences bouclée qu’Engie introduira une demande de permis, en tenant compte des résultats. Commencera alors une nouvelle enquête publique que les responsables prévoient fin 2018.

Demande de permis

Par Vincent Fifi

WindVision réapparaît entre Nivelles et Genappe

Présenté en juin 2016, le projet de WindVision de six éoliennes à cheval sur les territoires de Genappe et de Nivelles n’avait guère convaincu. La présentation publique avait été houleuse. Une deuxième réunion en janvier dernier à Baulers avait vu la moitié du public quitter la salle en signe de protestation. La réunion « sœur » à Genappe, elle, avait été annulée. Mais le promoteur éolien flamand demandera bien un permis unique pour ses six éoliennes et lancera l’enquête publique… en cette première semaine de grandes vacances ! La loi prévoit que ce type d’enquête ne peut pas avoir lieu entre le 15 juillet et le 15 août. Pas grave : l’enquête qui débute ce mardi 4 juillet sera suspendue un mois, et se terminera le 5 septembre.

 
 
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