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Charleroi. ISPPC: la semaine de tous les dangers

Un tribunal se penche mercredi sur la suspension du Dr Lejeune. Le conseil d’administration est face à des choix stratégiques pressants. Le rapport des managers de crise est aussi attendu dans les prochaines heures.

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Les vacances d’été ne seront pas de tout repos pour les gestionnaires de l’Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC). Et pour cause : plusieurs dossiers brûlants engagent l’avenir de l’institution, des choix stratégiques s’imposent dans les jours et semaines à venir. À commencer par la ligne de défense à adopter dans le litige « Lejeune », du nom de l’ancien directeur général des hôpitaux, une affaire que le tribunal de première instance examinera en référé dès ce mercredi 5 juillet, à la demande de l’intéressé. Celui-ci veut mettre fin à la suspension temporaire de sa convention avec l’ISPPC. Et réclame à cette fin une astreinte de 10.000 euros par jour ! Cela donnerait en un mois quasiment le montant de ses rémunérations annuelles brutes de 334.000 euros. « D’où la nécessité de fixer une ligne de défense efficace avec notre avocat désigné par marché public, selon le président MR Nicolas Tzanetatos. Il sera entendu ce lundi, avec des décisions à la clé. »

Quatre autres points majeurs doivent être examinés. Primo, la question du remplacement de Philippe Lejeune : un appel à recrutement a été lancé en interne. Quatre candidats se sont manifestés, un comité de sélection est en place pour les départager. Objectif : pourvoir à la succession de Philippe Lejeune pour la rentrée de septembre dans le respect des règles de gouvernance du code de la démocratie locale. D’ici là, une délégation a été octroyée au directeur général des achats et de la logistique pour remplir la fonction.

Deuxième point : l’adhésion à un réseau hospitalier. Pour avancer sur ce terrain, un groupe de travail a été chargé d’explorer les différentes pistes et d’approcher les partenaires potentiels. « En gros, deux scénarios sont en concurrence, résume le président. Un réseau public qui nous associerait aux institutions des régions de Mons et du Centre d’une part, ou un réseau local avec le Grand Hôpital de Charleroi (GHDC) et peut-être d’autres partenaires comme Notre-Dame de Grâce à Gosselies ou Saint-Joseph à Lobbes. Des rapports d’analyse sont attendus. »

Troisième point : le rapport des réviseurs d’entreprise sur le compte 2016 de l’intercommunale. On le sait : les dénonciations anonymes et les déballages médiatiques avaient amené ces derniers à émettre des réserves sur la certification des comptes. Ils les ont nuancées, et ces éléments sont portés à la connaissance des administrateurs.

Enfin, il est prévu d’obtenir un avis juridique sur la responsabilité de l’institution dans l’octroi du double jeton de présence indu des comités de secteur. Il a été confirmé que l’administrateur général, mis au courant en 2015, n’a pris aucune mesure correctrice. Dans ces conditions, le poids de la faute pourrait changer de camp, libérant les mandataires de l’obligation de rembourser certains indus. Ils s’élèvent pour mémoire à plus de 250.000 euros sur une durée de neuf ans pendant laquelle les contrôles n’ont pas fonctionné.

 

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