Un rapport confirme de graves dysfonctionnements à l’ISPPC

Un rapport confirme de graves dysfonctionnements à l’ISPPC

Le ministre wallon des Pouvoirs Locaux Pierre-Yves Dermagne (PS) vient de prendre connaissance du premier rapport intermédiaire de la task force d'audit et d'investigation sur l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC). Ce rapport confirme l'existence de dysfonctionnements. Parmi eux, l'absence de marchés publics pour le recouvrement des créances de l'institution, ainsi que de l'exposition inaugurale du CHU Marie-Curie en 2014.

L'analyse fait aussi apparaitre que c'est au mépris du code de la démocratie locale que la fonction de directeur général des hôpitaux, et la délégation à la gestion journalière a été confiée à une personne morale, en l'occurrence une société du Dr Lejeune. La loi impose en effet que ces missions soient confiée à des personnes physiques, dans le cadre d'un contrat de travail.

Quant à la concession d'exploitation du restaurant et de la sandwicherie du nouveau CHU (respectivement 11,5 et 3,5 millions d'euros sur une durée de 7 ans), l'importance des chiffres d'affaires imposait l'organisation d'une publicité au niveau européen, ce qui n'a pas été fait. Par contre, la procédure d'attribution n'a été entachée d'aucune irrégularité : pour rappel, ce sont deux sociétés dont le père du président est l'un des actionnaires qui ont emporté ces marchés. Le président n'a participé à aucune des délibérations.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les offres de service des libéraux francophones
: «
plus qu’une demande, moins qu’un chantage
»
?

    Négociations: tout le monde freine, même à Bruxelles

  2. ©News

  3. d-20171004-3H7GND 2019-07-11 06:57:30

    Les aides publiques aux aéroports régionaux dopent Ryanair… et les émissions de C02

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Gouvernements escargots

    Cette semaine, si tout va bien, le nouveau gouvernement bruxellois devrait voir le jour. C’est une prouesse en soi : la formation de l’exécutif de la capitale aura nécessité l’accord de six formations politiques, trois francophones et trois néerlandophones, et, dans le débat politique belge, Bruxelles est une Région qui cristallise souvent les tensions entre les premiers et les seconds. Un vrai gouvernement belge, en quelque sorte. Oui, c’est possible. Les Bruxellois entendent depuis quelques jours déjà parler de mobilité, de logement...

    Lire la suite