Donald Tusk: «Certains pays du G20 sont hypocrites par rapport à la crise migratoire»

Donald Tusk, président du Conseil européen lors d’une conférence de presse lors du sommet du G20 © Photo News
Donald Tusk, président du Conseil européen lors d’une conférence de presse lors du sommet du G20 © Photo News

Saisies d’actifs, interdictions de circuler : ce sont les mesures préconisées par Donald Tusk pour lutter contre les passeurs clandestins. Lors d’une conférence de presse pendant le sommet du G20, à Hambourg, en Allemagne, le président du Conseil européen a dénoncé l’hypocrisie et le cynisme de certains pays du G20 dans la lutte contre le trafic de migrants. Il n’a pas pointé de pays en particulier. «  Le trafic de migrants est une activité organisée qui a généré l’an dernier 1,6 milliard de dollars de chiffre d’affaires rien qu’en Libye. Ses bénéfices permettent aux passeurs de contrôler une partie du pays. Ils collaborent aussi avec les terroristes et contribuent à miner le processus de stabilisation du pays », a déclaré Tusk.

Au-delà de cela, il a pointé les pertes de vies humaines et innocentes : « Jusqu’ici plus de 2.000 personnes sont mortes en mer, et le chiffre est encore plus élevé pour ceux qui meurent dans le désert ».

« Stopper la vague à sa source »

«  Nous devons essayer de convaincre nos partenaires d’être plus actifs, plus positifs, moins cyniques et plus déterminés à l’heure de coopérer dans notre combat commun contre les passeurs et tous les trafics en Libye », a-t-il déclaré, précisant encore que l’objectif de l’Europe n’était pas d’ouvrir la porte à l’immigration clandestine, mais de «  stopper la vague à sa source, soit en Afrique du Nord. C’est notre principale tâche ».

 
 
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