L’ONU adopte un traité qui bannit l’arme atomique

Antonio Gutteres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies. © Reuters
Antonio Gutteres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies. © Reuters

Des applaudissements ont retenti dans la salle de conférences de l’ONU : un traité bannit l’arme atomique. La décision arrive au terme de trois semaines de négociations par 141 États, portées par l’Autriche, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. Néanmoins, le refus des états nucléaires de participer au processus vient ternir ces réjouissances. Le traité préconise une interdiction totale du développement, du stockage et de la menace d’utilisation d’armes nucléaires. Mais il ne s’appliquera qu’aux États signataires.

Un texte symbolique qui pourrait changer les opinions collectives

«  L’aspect crucial c’est que ça change le paysage juridique », affirme Richard Moyes, directeur de l’organisation britannique. Il poursuit : « Le traité « empêche les États nucléaires de se réfugier derrière l’idée qu’ils ne sont pas hors la loi ». «  Il s’agit vraiment d’effacer l’aspect prestigieux des armes nucléaires », soutient Béatrice Fihn, directrice d’un mouvement réclamant l’abolition des armes nucléaires (Abolish Nuclear Weapons).

 
 
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