GP d’Autriche: Vettel et Hamilton bien entourés

Bottas attend patiemment son heure, Raikkonen cherche une honorable fin de carrière.
Bottas attend patiemment son heure, Raikkonen cherche une honorable fin de carrière. - PhotoNews

Comme convenu, les débats entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel ont repris en piste, vendredi sur le Red Bull Ring de Spielberg, où se déroulera le Grand Prix d’Autriche, dimanche à 14 heures. Par deux fois, le pilote Mercedes s’est montré le plus rapide des essais libres. D’abord devant la Red Bull de Max Verstappen, puis devant la Ferrari de son rival pour le titre. Pas de quoi se risquer au moindre pronostic dans ce match à deux – voire à trois si l’on tient compte des voitures de Verstappen et Ricciardo qui reviennent doucement dans le coup –, d’autant qu’une météo houleuse (des orages sont même annoncés) pourrait pimenter les débats.

Alors que le cap de la mi-saison ne sera franchi que la semaine prochaine, à l’issue du Grand Prix de Grande-Bretagne, on sait que chaque étape aura son importance dans cette confrontation où chaque point comptera. Dans ce contexte, le rôle joué par les équipiers de chacun des deux pilotes sera primordial. Deux équipiers finlandais en l’occurrence, au tempérament très comparable, et au talent indéniable. Kimi Raikkonen (37 ans) a un palmarès pour en attester (un titre de champion du monde, 20 victoires, 17 pole positions) ; Valtteri Bottas (27 ans) profite de sa présence dans l’écurie championne du monde pour enfin faire décoller le sien (une victoire, une pole, mais déjà 38 points de mieux que Kimi…). Deux qui « font le boulot », comme on dit. Sans trop de vagues. Des équipiers idéaux, en fait, pour des chefs de file peu enclins à accepter que la contradiction puisse venir de l’intérieur…

Une preuve parmi d’autres ? Jeudi, alors qu’ils affrontaient les médias une dizaine de jours après leur clash de Bakou, Hamilton et Vettel ont été soumis à la rumeur insistante voulant que Fernando Alonso cherche à passer chez Mercedes ou Ferrari à partir de 2018. Une arrivée qui les enchanterait ? « Je suis très heureux de l’équipier que j’ai actuellement », s’est contenté de répondre le Britannique, qui avait déjà exprimé par le passé que le Finlandais lui convenait « bien mieux » que son prédécesseur… « Je ne suis pas responsable du choix des pilotes, mais si on venait à me demander mon avis, je peux vous dire que je préfère Kimi… »

C’est une évidence : les deux hommes forts de l’actuel championnat n’ont, ou n’auraient aucune envie de devoir s’encombrer de la présence sous le même toit d’un remuant équipier dans le genre de l’Espagnol ; bien connu pour sa pointe de vitesse, mais également pour ses aptitudes à jouer des coudes dans les couloirs. Hamilton sort d’en prendre avec Rosberg. Quant à Vettel, d’aucuns rappellent que c’est à partir du moment où Daniel Ricciardo s’est mis à gagner que l’Allemand a enfin rompu les liens très forts qui le soudaient jusque-là à Red Bull, pour enfin répondre aux sirènes de la Scuderia.

Leur situation est d’autant plus confortable que Raikkonen ne cherche rien d’autre qu’une fin de carrière honorable, au sein de la plus prestigieuse écurie du plateau, alors que Bottas a compris que s’il continue à répondre aux attentes de ses employeurs (et équipier), son heure viendra en temps utile.

Quoi qu’il en soit, le débat ne risque pas de s’éteindre de si vite. Bien au contraire, car avec le début de l’été, on est résolument entré dans la phase-clef du marché des transferts. Et ça part dans tous les sens : d’Alonso sur le départ de chez McLaren, jusqu’au passage de Verstappen chez Ferrari, en passant même sur le retour de Kubica, revigoré depuis ses récents essais sur une Renault ! L’été sera chaud, sur la piste et dans le paddock.

 
 
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