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Pour lutter contre la fraude, «il faut limiter les paiements en cash»

Le Soir a pu mettre la main sur le rapport des experts de la commission Panama Papers. Ils proposent 119 recommandations pour mieux lutter contre la fraude fiscale, dont la remise en cause de l’argent liquide.

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Dans un sac de trois litres, on en glisse facilement deux-mille. À 500 euros le billet, ça fait la coquette somme d’un million. Et dans des valises, on grimpe facilement à quelques millions. Demandez à Eric Lambert, le porteur qui a transporté cinq millions, en coupures de 500, de Zurich à Paris sur commande du milliardaire Patokh Chodiev.

Le refrain est connu : les transferts de cash riment souvent avec fraude fiscale, blanchiment de capitaux, ou financement du terrorisme. Quand on veut s’attaquer à la fraude fiscale, on peut donc s’attaquer aux paiements en espèces. Ce que n’hésitent pas à faire Marc Bourgeois, professeur de droit fiscal à l’ULg, et Mark Delanote, co-fondateur du cabinet Bloom Law. Les deux hommes, experts chargés de suivre la commission spéciale Panama Papers, ont assisté à toutes les auditions. Puis ils ont bouclé un rapport, document qui servira de base de travail aux députés.

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3 Commentaires

  • Posté par Arnould Philippe, samedi 8 juillet 2017, 8:43

    C'est clair que la grande fraude fiscale fait souvent des paiemetns en cash de moins de 10000€ MDR Supprimer le cash, c'est la nouvelle lubbie des kleptocrates.

  • Posté par Monsieur Alain, samedi 8 juillet 2017, 8:36

    La fin de l'argent liquide c'est la fin de notre liberté individuelle et l'avènement définitif du pouvoir absolu de la finance sur les particuliers. Ces propositions visent à renforcer la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment (chouette - indispensable), pas à règlementer les pratiques des intermédiaires financiers qui auraient ainsi toute latitude de faire avec notre argent ce que bon leur semble puisqu'à plus aucun moment, ils ne seraient susceptibles de nous le rendre !!! Ne plus avoir accès librement au produit de notre travail ou de notre épargne tel serait notre lot. On a fait des révolutions pour moins que ça.

  • Posté par Mernier Andre, samedi 8 juillet 2017, 13:56

    Vous avez tout à fait raison. Le prochain pallier sera sans doute la gestion bienveillante et obligatoire de nos avoirs par les banques au nom de la relance économique. Qui ose encore parler de démocratie?

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