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Wavre: un parcours inédit dans la canopée

Près de deux minutes de vol grâce à la première tyrolienne à virages du pays. 300.000 euros ont été investis pour contenter un public familial.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Un sentiment de liberté sans pareil. C’est ce qu’éprouvent toutes les personnes qui empruntent la Fly-Line, la première tyrolienne à virages du pays que l’on peut désormais emprunter à l’Aventure Parc. Pendant près de deux minutes, après avoir grimpé sur une plateforme à 12 mètres de haut, on descend la pente du bois du Beumont sur un dénivelé de 35 mètres, mais sans heurts, en slalomant entre les arbres à une vitesse de 10 km/h.

Depuis la création de ce parc d’attractions au milieu des arbres (1), le directeur Manoël Visart n’a de cesse d’amener des innovations : « C’est primordial lorsqu’on veut rester leader dans son secteur, celui des parcours acrobatiques en hauteur. Cette tyrolienne, toute l’équipe en rêve depuis le début. »

Il a cependant fallu attendre que la technique suive l’évolution de la demande. Au fil des ans, l’Aventure Parc a constaté que le public s’orientait plus vers les parcours de tyroliennes : « C’est plus aisé et moins physique que les parcours dans les branches. »

Face à un choix de deux types de tyroliennes à virages sur le marché, l’équipe a finalement choisi le modèle italien, fabriqué par des Allemands et monté par des Français : « Ce qui nous attire, c’est que ce n’est pas la vitesse et les sensations. Pour rester un parc familial, le modèle que nous avons choisi travaille avec des poulies de 10 kg munies de freins qui limitent la vitesse à 10 km/h. Et excepté des petits loops et deux virages à 360 degrés, rien n’est fait pour faire peur. Le papa ou la maman et son enfant, pour autant que le poids des deux ne dépasse pas 120 kg, peuvent ainsi faire la descente ensemble. »

Vu le dénivelé de ce parcours de 322 mètres, le parc de quatre hectares a dû s’agrandir d’un demi-hectare. Un investissement de 300.000 euros. Le parcours est vendu en complément du prix de l’entrée, au tarif de 15 euros. Mais en ce mois de juillet, une promotion permet de le faire pour 10 euros si deux personnes d’une famille décident de l’emprunter.

Un tour pour les petits

Autre nouveauté de cette année la Tower Kids qui permet aux enfants de 5 à 9 ans de grimper dans une tour en filets qui monte jusqu’à 12 mètres de haut. Un labyrinthe qui permet de monter, descendre et rouler en toute sécurité, et qui se termine par un toboggan qui ramène les enfants au sol.

Enfin, l’Aventure Parc servira ce 16 juillet, de 19 h à 22 h, de première étape aux « Repas insolites de la Wallonie gourmande » (2). Cent cinquante personnes pourront déguster les plats de deux chefs wallons, Fabrizzio Chirico et Olivier Bourguignon.

(1) Voir www.aventureparc.be. (2) Voir www.lawalloniegourmande.be.

 

«Les hêtres sont très fragiles»

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 2 min

Tous les arbres de l’Aventure Parc sont contrôlés tous les ans par un expert français qui leur attribue un label allant du vert au rouge suivant qu’ils sont en bonne santé ou en fin de vie.

On comprend dès lors que la gestion du parc forestier est primordiale dans un site comme celui de Wavre. Tous les moniteurs sont d’ailleurs formés pour rappeler, si nécessaire, aux petits comme aux grands, la nécessité d’adopter une forme de respect. Notamment pour ne pas taper les arbres avec des bâtons. L’écorce est, avec les racines, source de vie des arbres.

« Les hêtres, tout particulièrement, sont des arbres très fragiles, prévient le directeur Manoël Visart. Encore plus ici puisque nous sommes sur un sol sablonneux. Leurs racines ne s’enfoncent pas dans le sol, mais s’étirent sous la surface. Le piétinement peut donc leur être néfaste. C’est la raison pour laquelle nous avons balisé tous les chemins. De plus, les hêtres sont interdépendants entre eux. Pour aménager notre local d’accueil, nous avions dû, il y a quatorze ans, en abattre quelques-uns. On nous avait ainsi prévenu que celui que nous gardions ne tiendrait pas dix ans. C’est ce qui s’est produit. On a dû se résoudre à le couper, mais on a gardé le tronc. Il va pourrir lentement et offrir de la nourriture à plein d’animaux. »

Pour ce qui concerne les attaches des différentes attractions, tout est prévu pour ne pas abîmer les écorces, « notamment avec des attaches qui s’étirent au fil du temps ». Mais quand les arbres grandissent, « nous devons évidemment changer les plateformes qui permettent à nos visiteurs de souffler dans la canopée. C’est ce qui se produit tous les ans pour une quinzaine d’entre elles ».

Enfin, l’Aventure Parc procède régulièrement à la plantation de nouveaux arbres. L’équipe reste humble dans sa démarche. Comme le conclut Manoël Visart, « il faut cinquante ans pour qu’un hêtre devienne suffisamment solide pour supporter une attraction. Je ne serai plus là pour le voir… »

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