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A Liège, l’Unesco débat des humanités

Frontières, migrations, environnement, identités religieuses, héritage culturel… Du 6 au 12 août, la conférence mondiale des humanités entend faire bouger les lignes.

Temps de lecture: 3 min

Une quinzaine de conférences plénières, une centaine d’ateliers, près de 350 intervenants venus du monde entier pour partager réflexions et recherches dans le domaine des sciences humaines. Les frontières et les migrations, le rapport de l’homme à l’environnement, les identités culturelles et religieuses, l’histoire entre devoir de mémoire et choix politiques ou encore les nouvelles formes de patrimoine…

Du 6 au 12 août, Liège accueille la « Conférence mondiale des humanités » intitulée « Défis et responsabilités pour une planète en transition ». C’est l’Unesco à travers son conseil des sciences humaines qui organise cet événement mondial en étroite collaboration avec l’Université de Liège, la Ville et la Province réunies au sein d’une fondation. Un rassemblement qui a failli ne pas avoir lieu alors que le député provincial André Gilles (PS), président de la Fondation et moteur du projet, a démissionné suite au scandale Publifin.

« L’importance des sciences humaines – les “humanités”  – dans l’enseignement est aujourd’hui battue en brèche par les tenants de l’utilitarisme », explique Robert Halleux, professeur au Centre d’histoire des sciences et des techniques (ULg) qui assume le secrétariat de la Conférence.

On voudrait diminuer leur importance au profit de sciences dites dures ou de disciplines comme le marketing. Pourtant, les humanités sont essentielles pour comprendre les problèmes qui secouent aujourd’hui la planète. Elles apportent un éclairage historique et plus largement culturel. L’émergence des identités, parfois mises sous le boisseau dans certains pays, ne peut être comprise sans les sciences humaines.

En matière de religions, pour mieux appréhender la diversité du monde musulman, il est essentiel de remonter à la racine des problèmes. Et ici aussi, les humanités ont des choses à apporter car les réponses ne sont pas seulement dans les statistiques », poursuit l’historien qui espère que cette conférence mondiale aidera à faire évoluer les cursus scolaires et le regard sur le monde.

Epais programme

Les lois mémorielles, l’histoire de l’Afrique réécrite par des Africains, l’étude des migrations mais aussi les nouvelles méthodes d’évaluation des chercheurs qui accentuent leur précarité… A regarder l’épais programme et le chapelet de conférenciers venus des quatre coins de la planète, les sujets sont à la fois très diversifiés et pointus. Le grand public trouvera davantage de portes d’entrée dans les conférences plénières même si ces dernières ne jouent pas la carte des orateurs vedettes. L’Unesco a sélectionné des pointures comme Robert Kahn, un des fondateurs d’internet, ou le professeur Lin Xiang Xiong, à la fois président d’une des plus importantes mines d’or au monde, artiste et mécène. « L’objectif n’est pas d’inviter des vedettes médiatiques, explique Robert Halleux, mais d’avoir des orateurs qui apportent des réflexions qui font bouger les lignes, le tout en respectant les grands principes de l’Unesco : une balance de genres et des continents. »

 

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