Gembloux: l’architecture de l’hôtel de ville primée en Italie

L’hôtel de ville gembloutois. © l.g.
L’hôtel de ville gembloutois. © l.g. - l.g.

Les édiles gembloutois se plaisent à colporter la nouvelle. En ce début d’année 2017, le dossier d’architecture du nouvel hôtel de Ville de Gembloux a été inscrit à un concours international d’architecture qui se tient dans le nord de l’Italie – à Vicence –, le Dedalo Minosse. Et ce, sur proposition de l’un des concepteurs du projet, Alberto Mottola, membre du bureau d’architectes Demogo, également basé dans la Péninsule.

« Ce prix international, qui en est à sa 10e édition, met l’accent sur l’importance du rôle du client, partenaire incontournable de l’architecte et du constructeur, pour la réalisation d’un travail de grande qualité », commente la Ville. « Il est décerné tous les deux ans par un jury composé d’industriels, de journalistes, d’écrivains et d’architectes de renom du monde entier. Déjà primé dans le cadre du concours international Europan, le projet architectural de l’hôtel de ville de Gembloux figure à nouveau au palmarès. Parmi 400 candidatures, il a remporté le prix relatif à la maîtrise d’ouvrage pour une œuvre dont les auteurs sont des architectes de moins de 40 ans ». En dehors de son esthétique, l’une des qualités du projet est son implantation sur l’ancien centre urbain avec son enchevêtrement de rues étroites et irrégulières. « Il est conçu comme une opération d’intégration cohérente avec le tissu urbain existant : pour ce faire, la façade sud de l’édifice est entièrement ouverte sur le parc d’Epinal, qui devient l’espace public central pour les habitants. »

On s’en souvient, l’hôtel de ville gembloutois avait été inauguré en septembre 2015, alors que les Fêtes de Wallonie battaient leur plein. Ce projet a mis plusieurs années à sortir de terre. Son architecture est audacieuse, l’aménagement intérieur est visiblement apprécié par le personnel communal. Mais son coût, de plus de 10 millions d’euros, a suscité des débats chahutés au conseil communal. Au début de cette mandature, dans les rangs de l’opposition socialiste, le chef de l’opposition Dominique Notte – lui-même ancien mayeur – assurait que la Ville n’avait pas les moyens de ce projet et qu’il la conduirait à la faillite. Une consultation populaire avait également été demandée, en vain. La majorité CDH-MR, elle, n’a jamais lâché, mettant en avant les subsides décrochés et avait estimé à 2 millions d’euros la perte financière si le projet avait été abandonné en cours de route.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Architecture|Défaillances d'entreprise
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