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A Bruxelles, les partis néerlandophones «commencent à en avoir marre» de la crise politique

La majorité néerlandophone estime faire « un très bon travail » et n’est pas demandeuse de changements.

Temps de lecture: 2 min

Un changement de majorité est arithmétiquement difficile à Bruxelles, a averti lundi le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel, en rappelant qu’une majorité était nécessaire dans les deux groupes linguistiques, francophone et néerlandophone au parlement, avec l’indispensable participation de Défi.

«  Les partis flamands ont déjà appelé avec insistance les partis francophones à bien réfléchir avant de lancer des oukases et à exécuter le programme du gouvernement » dirigé par Rudi Vervoort (PS), a affirmé M. Vanhengel (Open Vld) sur les ondes de Radio 1 (VRT).

« Nous avons un excellent gouvernement »

Le ministre libéral a affirmé n’apprécier que «  modérément » les propos tenus par sa collègue Céline Fremault (cdH), qui avait affirmé samedi que le scandale du Samusocial «  n’était pas limité uniquement à la Ville de Bruxelles » pour réclamer – mais sans guère d’effet – un changement d’alliance pour la Région-Capitale. «  Ce fut un choc, d’autant plus que nous avons encore eu jeudi un excellent gouvernement bruxellois », a ajouté M. Vanhengel. Il a souligné que Mme Fremault «  avait réagi impulsivement, guidée depuis les Ardennes (la région du président du cdH, Benoît Lutgen, ndlr) ».

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Selon M. Vanhengel, tous les partis s’accordent sur la nécessité de remettre de l’ordre à Bruxelles. Les partis flamands tentent de ne pas jeter de l’huile sur le feu «  mais nous avons fait savoir aux francophones que nous commençons à en avoir marre », a-t-il dit.

Demandeurs de rien

Les partis francophones savent très bien qu’ils ont besoin des Flamands pour former un gouvernement, a poursuivi le ministre, expliquant que les partis flamands et Défi se demandent s’il est bien raisonnable de « tout défaire » deux ans avant les élections régionales de mai-juin 2019.

Les trois membres flamands du gouvernement bruxellois – outre M. Vanhengel, Pascal Smet (sp.a) et Bianca Debaets (CD&amp ; V) – ont répété à plusieurs reprises qu’ils n’étaient pas demandeurs d’un changement de majorité, mais bien de mesures significatives en matière de gouvernance.

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0 Commentaire

  • Posté par Richard van Elmbt, lundi 17 juillet 2017, 18:24

    Le CDH est en grand péril; alors on tente le tout pour le tout du côté de Bastogne. Et malheureusement personne dans ce parti n'ose s'opposer aux ordres de ce petit chef.

  • Posté par Guissard Jean-pierre, lundi 17 juillet 2017, 10:43

    Il est vrai que peu de Wallons savent s'exprimer correctement en néerlandais. De ce fait, ils oublient qu'ils vivent au sein d'un état où vivent trois communautés: la flamande, la francophone et l'allemande. En outre, peu de wallons, sauf le long de la frontière linguistique fréquentent des personnes de l'autre communauté, malgré les nombreux échanges entre les communautés, du fait que la frontière la plus longue au niveau de notre pays est la frontière linguitique. Alors, revenez, svp sur terre et gouvernez.

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