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Froome: «Je savais que ce serait un Tour de France très difficile»

Le leader du Tour de France ne se dit pas «tranquille » à une semaine de l’arrivée à Paris.

Temps de lecture: 3 min

Encore une fois en jaune avant la dernière semaine du Tour de France, Christopher Froome (Sky) paraît moins serein que les années précédentes. Son avance sur ses concurrents directs est en effet très mince (les quatre premiers regroupés en 29 secondes) et le Britannique se méfie comme jamais lors de ce jour de repos. «Même avec trente secondes d’avance avant le dernier contre-la-montre de Marseille, je ne serai pas tranquille», assure-t-il en conférence de presse ce lundi.

Le triple vainqueur de l’épreuve sort d’ailleurs d’une deuxième semaine pleine de stress qu’il a conclu dimanche par un problème de roue qui aurait pu lui coûter cher.«Oui, j’ai un peu paniqué lorsque je me suis retrouvé à l’arrière», avoue Froome qui revient sur ce moment difficile. «Je suis resté un bon moment sur le côté et j’ai dû changer de roue. J’ai pensé pendant un instant que le Tour était fini pour moi. J’ai dû tout donner pour revenir sur mes adversaires et je suis content de pouvoir encore lutter pour ce maillot jaune grâce à l’aide de mon équipe. Si je n’étais pas parvenu à rentrer au sommet de l’ascension, j’aurais perdu mon maillot de leader, ça c’est certain. C’est bien d’arriver à ce jour de repos avec un peu d’avance. Au moins, je ne dois plus récupérer de temps sur les autres.»

«Le Tour de France le plus compliqué »

Les autres, ce sont Fabio Aru (à 18 secondes), Romain Bardet (23), et Rigoberto Uran (29). Trois coureurs que le leader de l’équipe Sky ne devra pas quitter des yeux une seconde tout en restant attentif à d’autres athlètes comme Dan Martin (1:17) et Simon Yates (2:02).«Je savais que ce serait un Tour très difficile, qui se jouerait sur le fil des secondes et j’ai raison», analyse Froome. «C’est quelque chose de stressant. Ce sera le plus gros défi de ma carrière, le plus compliqué de mes Tour à aller chercher. Cela n’a rien à voir avec ma préparation mais plutôt avec le parcours que l’on nous a réservé. Il y a peu d’arrivées au sommet et pas assez de kilomètres contre-la-montre.»

Le leader du classement général écarte ensuite les questions à propos de qui sera son principal rival et place ses trois premiers poursuivants à égalité.«Mes trois grands concurrents sont Bardet, Aru et Uran. Chacun d’entre eux est différent. Aru (Astana) a remporté la première étape de montagne à la Planche des Belles Filles. Il a ensuite eu un coup de moins bien à Rodez et perdu le maillot jaune mais c’est un coureur qui sait réaliser de bonnes troisièmes semaines. Romain Bardet (AG2R) est lui aussi très fort dans la dernière semaine et peut compter sur une bonne équipe pour le supporter. On l’a vu dimanche. Les AG2R ont mis une énorme pression et mon équipe entière a dû s’employer pour redresser la situation. Et puis, il y a Rigoberto Uran (Cannondale-Drapac). Sans doute l’adversaire qui reste le plus en-dessous du radar. C’est un peu le ’Dark horse’, le candidat inattendu pour la victoire mais est probablement le meilleur rouleur du lot, c’est le plus gros danger en vue du contre-la-montre de Marseille. N’oublions pas qu’il a déjà terminé deux fois deuxième du Giro», a ponctué ’Froomey’.

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