Accueil Belgique Politique

Guy Vanhengel: «La N-VA à Bruxelles, c’est ça qu’ils veulent?»

Pour le chef de file de l’Open VLD, la crise politique francophone « commence à bien faire ».

Chef du service Monde Temps de lecture: 2 min

Les événements du week-end autour du gouvernement régional bruxellois remettent en lumière sa spécificité avec une double majorité, une dans chaque groupe linguistique. Côté néerlandophone, l’Open VLD est allié au SP.A et au CD&V. Leur avis est donc tout aussi primordial que celui des partis francophones. Guy Vanhengel, ministre des Finances et du Budget (Open VLD), membre de la Commission communautaire commune (Cocom) a répondu aux questions du Soir.

Que pensez-vous de cette deuxième tentative du CDH d’essayer de déstabiliser le gouvernement bruxellois ?

Ça commence à bien faire… C’est la deuxième fois en un mois qu’on méconnaît totalement le fonctionnement des institutions bruxelloises. Les gouvernements régionaux et communautaires et les parlements, ce sont des instruments de législature. Il n’y a pas d’élection possible. Les prochaines sont prévues en juin 2019. Si on veut changer l’équipe mise en place par une majorité, il en faut une de rechange. A deux reprises, je constate qu’on lance des ukases sans avoir de solution de rechange.

(…)

Quand Olivier Maingain parle de risque de déstabilisation de la part de la N-VA, vous comprenez ses craintes ?

C’est le seul qui semble bien comprendre le fonctionnement des institutions bruxelloises… C’est lui qui a rappelé qu’il y avait une composante néerlandophone dans ce gouvernement et qu’il fallait une majorité dans chaque groupe linguistique. Si la logique de Fremault consiste à sortir les socialistes (SP.A inclus, Ndlr), je n’ai qu’une alternative : la N-VA. Et moi, je n’en veux pas. Smet et Bianca non plus. Actuellement, nous sommes dix sur dix-sept. Si Groen ne veut pas, il n’y a plus qu’une seule possibilité. C’est ça qu’ils veulent, la N-VA ?

À lire aussi L'entretien complet avec Guy Vanhengel

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Sur le même sujet

Aussi en Politique

Raoul Hedebouw appelle au «switch»

Dans un opus, le leader PTB exhorte à faire « le switch » du privé au public en énergie, mobilité, logement, numérique, santé. Il part d’« exemples concrets » où ça marche, Vienne, Chattanooga… L’esprit est réformiste. Tournant tactique ?

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une