Accueil Belgique Politique

Samusocial: Pascale Peraïta quitte la commission en ne répondant à aucune question (vidéo)

L’ex-mandataire socialiste a invoqué son droit au silence. Les députés avaient préparé 220 questions qui ne devaient pas lui nuire dans le cadre de l’instruction en cours.

Temps de lecture: 2 min

L’ex-administratrice-déléguée du Samusocial, Pascale Peraïta, a fait usage mardi après-midi de son droit au silence, devant la commission d’enquête chargée d’examiner la gestion du Samusocial et l’attribution en son sein de jetons de présence.

Pascale Peraïta est restée exactement 10 minutes et 20 secondes dans l’enceinte de la commission et a parlé pendant 3 minutes et 37 secondes.

Convoquée mardi après-midi, Pascale Peraïta était assistée de son avocat. Après avoir prêté serment, elle a d’emblée précisé que son avocat avait adressé un courrier au président de la commission, Stefan Cornelis (Open Vld), le 26 juin dernier affichant clairement ses intentions dans ce sens. « Cette information a été transmise à tous les médias trois heures plus tard », a ajouté Mme Peraïta, semblant le déplorer.

L’ex-présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles a confirmé avoir été entendue le 23 juin dernier par les enquêteurs auquel elle a assuré avoir répondu « à toutes les questions en toute transparence ».

« Je fais appel à mon droit au silence. Je vous remercie de le respecter. Je ne compte répondre à aucune des questions. Je vous demande de pouvoir quitter la salle », avant de se lever, non sans que M. Cornelis ne lui eût demandé en vain de reconsidérer sa position en répondant aux questions qui n’engagent pas la responsabilité pénale et civile du témoin.

Le non-respect du droit à l’image vivement déploré

À son arrivée dans la salle de commission, l’avocat de Mme Peraïta a vivement déploré que la demande de respect du droit à l’image de sa cliente ne soit pas respectée, contrairement à un engagement pris dans ce sens, selon lui par M. Cornelis.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

  • Posté par bernard delpierre, mercredi 19 juillet 2017, 16:15

    Effectivement, dans quel cirque joue-t-on si on laisse quelqu'un prêter serment de dire toute la vérité et admettre ensuite son droit au silence...Quelle belle initiative d'une Cour de justice européenne que d'avoir introduit cette notion du droit au silence donc à l'irresponsabilité sauf pour la partie accusatrice contrainte d'avoir tous les éléments de preuve écrits car pour l'aveu verbal ici on repassera... alors que les indices multiples et concordants abondent. Dans ce cas, on peut parler de parjure.

  • Posté par jacques rabbot, mardi 18 juillet 2017, 23:40

    droit au silence, soit ! Mais elle a invoqué son droit au silence APRES avoir prêté serment de "dire TOUTE la vérité". Soit il n'y a pas de vérité dans cette affaire soit elle a parjuré, c'est aussi simple ! Sans compter l'outrage fait aux magistrats présents. Mais peut-être qu'en tant que politicienne elle n'est pas soumise aux mêmes lois que nous ?

  • Posté par Vigneron Gérard, mardi 18 juillet 2017, 18:30

    Pas courageuse mais bien une ACCAPAREUSE sur le dos des + défavorisés de notre socièté

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une