Samusocial: pourquoi «Le Soir» diffuse les images de Pascale Peraïta

Samusocial: pourquoi «Le Soir» diffuse les images de Pascale Peraïta

L’ex-présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles Pascale Peraïta, convoquée mardi après-midi par la commission d’enquête sur le Samusocial, a sollicité le droit de ne pas être filmée, tout comme deux autres acteurs du Samusocial auditionnés le même jour. Plusieurs médias, dont «Le Soir », ont adressé au président de la commission une lettre à ce sujet afin d’expliquer leur démarche de diffuser, malgré tout, les images de cette audition.

« Si nous pouvons comprendre qu’un témoin non médiatisé et donc inconnu du public demande à ne pas être identifiable visuellement via photo ou vidéo, nous ne pouvons pas vous suivre quand il s’agit d’une personnalité publique ou un mandataire public comme Madame Pascale Peraita, impliquée dans un débat d’intérêt général. Vu le contexte, le respect de sa vie privée et son droit à l’image s’effacent clairement devant le droit et le devoir d’informer. Toute décision faisant primer son droit privatif serait donc une ingérence publique illégale au regard de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. »

La lettre est co-signée par des représentants de l’agence Belga, Bruzz, BX1, Het Laatste Nieuws, la Dernière Heure, la Libre Belgique, l’Echo, Le Soir, Reporters Press Agency, la RTBF, RTL Info et la VRT. In fine, la commission a décidé au cours d’un huis clos de ne pas statuer sur le droit à l’image de Pascale Peraïta.

 
 
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