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A Avignon, les bonnes affaires des Belges

Si le Festival d’Avignon est la Mecque du théâtre, c’est aussi, derrière le rideau, le règne du commerce. Dans les compagnies ou chez les programmateurs, ce sont les saisons futures qu’on construit à coups de « deals », « pitching », partenariats, promesses, tuyaux. La bohème a aussi son prix !

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AVIGNON

On peut être un artiste, pétri d’idéaux révolutionnaires, et se plier quand même aux exigences les plus triviales du métier. On a beau rêver de grands et nobles projets, l’argent reste le nerf de la guerre. Pour le spectateur lambda, Avignon, c’est près de 1.500 spectacles, les tractages incessants, le défilé d’hurluberlus déguisés pour attirer le chaland et vanter leur spectacle « exceptionnel » avec force ritournelles et autres slogans. Mais derrière ce marketing de masse, hyperenvahissant, se cache une autre entreprise, plus discrète mais bien plus décisive, où les succès se font et se défont sur le long terme. Le talent et l’originalité ne suffisent pas, c’est surtout le flair entrepreneurial, le réseau, le bagout commercial qui font avancer un spectacle. Si science sans conscience n’est que ruine de l’âme, on peut dire que théâtre sans business n’est que ruine tout court.

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