Leur métier: «chasseur d’appart»

La différence avec un agent immobilier ? Le chasseur d’appart n’a pas pour but de vendre, mais de trouver la perle rare. © Photonews.
La différence avec un agent immobilier ? Le chasseur d’appart n’a pas pour but de vendre, mais de trouver la perle rare. © Photonews. - Photonews.

Depuis bientôt dix ans, une agence spécialisée dans l’immobilier, quelque peu particulière, s’est implantée à Bruxelles : « Brussels Property Hunter ». Qu’est-ce qui fait la particularité de ses employés ? Ils aident les habitants à trouver leur logement idéal, mais ne les confondez surtout pas avec des agents immobiliers, cela n’a rien à voir, jurent-ils.

« Nous ne sommes pas une agence immobilière, nous sommes spécialistes en recherche immobilière », se bornent-ils à répéter sur leur site. Et pour cause, si leur formation est similaire, leurs objectifs sont très différents. Alors que les agents immobiliers doivent vendre des appartements de leur agence, les chasseurs d’appartements doivent trouver la perle rare en fonction des critères du client. Ces derniers sont donc plutôt comme des « conseillers de l’immobilier », qui proposeront différents endroits à leurs clients sans prendre en compte l’agence avec laquelle travaillent les gens qui mettent en vente leur bien.

« Cela fonctionne très bien. Alors, qu’il y a dix ans, nous avions obtenu 10 demandes, nous avons effectué plus de 130 transactions l’année dernière, 189 si vous comptez les locations », assure le gérant Marc-Olivier van Bellinghen. Parmi les clients de l’agence « Brussels Property Hunter », on retrouve des touristes mais aussi des Bruxellois.

Des Italiens et des Danois

« 65 % de notre clientèle est bruxelloise. Ils font appel à nous car ils n’ont pas le temps, parce qu’ils ne connaissent pas (assez) le marché ou encore parce qu’ils ne réagissent pas assez vite. Nous sommes plus réactifs car nous connaissons le terrain et nous sommes attentifs aux nouvelles offres, assure le gérant. En fait nous sommes un coup de pouce pour eux, notre but est de protéger l’acquéreur. Du coup, comme nous ne devons pas absolument vendre un bien nous sommes honnêtes et nous ne cachons aucun défaut à propos du bien aux clients », explique-t-il.

Bien entendu, de nombreux étrangers font appel à l’agence « Brussels Property Hunter ». Ne connaissant pas, ou peu, le marché belge, ils ne veulent pas commettre d’erreur. « Il y a quatre ans, nous avions beaucoup de Français. Mais cela évolue constamment, confie Marc-Olivier van Bellinghen. Maintenant, nous avons beaucoup de demandes d’Italiens ou de Danois. » La plupart des clients cherchent plus souvent à dégoter un appartement plutôt qu’une maison. « Les maisons sont nettement plus chères. Cela dépend bien entendu du profil, mais généralement on nous demande plus souvent un appartement qu’une maison », précise-t-il. Les quartiers les plus demandés par les clients de l’agence ? Uccle, Ixelles, Etterbeek, Saint-Gilles ou encore le haut de Forest.

Un métier qui nous vient d’Amérique

Par L.S. (st.)

Le métier de « chasseur d’appartement » vient directement des Etats-Unis. « Brussels Property Hunter » fut d’ailleurs la première agence de ce type en Belgique. Aujourd’hui elle compte deux bureaux à Bruxelles (Brugmann et Schuman) et se développe dans le Brabant wallon ainsi qu’au Luxembourg.

« Nous avons dupliqué leur système américain », explique Marc-Olivier van Bellinghen, le gérant de l’agence. Si les objectifs des chasseurs d’appartement se différencient de leurs confrères agents immobiliers, ils possèdent la même formation.

« Nous sommes, à la base, tous des agents immobiliers gérés par l’IPI , l’Institut Professionnel des Agents Immobiliers », précise le gérant de Brussels Property Hunter. En moyenne, l’équipe de « chasseurs de logement », met 6 semaines avant de trouver la perle rare recherchée par le client. 30 % des biens trouvés sont hors marché.

 
 
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