Accueil Économie Emploi

Le secteur de la construction promet 25.000 emplois

Le secteur réclame 600 millions d’euros pour lutter contre le travail détaché, qui implique 100.000 personnes en Belgique.

Temps de lecture: 2 min

En octobre 2015, le gouvernement Michel promettait d’examiner la possibilité d’organiser un tax shift supplémentaire avec entrée en vigueur le 1er janvier 2016 au sein du secteur de la construction. Et de préciser que 604 millions d’euros seront utilisés pour le secteur.

L’heure est venue pour la Confédération Construction de rappeler au gouvernement sa promesse. Et d’insister sur la nécessité et l’urgence d’un « choc de compétitivité ». L’idée étant, selon son administrateur délégué, de « permettre à nos entreprises, qui emploient tout de même 200.000 salariés, de mettre fin à l’hémorragie : la construction a perdu près de 10 % de ses effectifs depuis 2012, alors que ses activités ont continué à progresser ». Et Robert De Mûelenaere de pointer du doigt les travailleurs détachés, « dont le nombre est multiplié par deux et atteint 100.000 personnes pour des missions plus ou moins longues dans notre pays ».

Opérant de manière légale dans notre pays, les entreprises qui ont recours à ces travailleurs bénéficient de coûts salariaux inférieurs de 20 % à 30 % à ceux supportés par les entreprises qui emploient des travailleurs soumis à la Sécurité sociale belge : ils contribuent en effet à leurs systèmes nationaux dont les prélèvements sont, pour certains, sensiblement moindres que les nôtres.

Le problème est donc de nature européenne, mais c’est du « volontarisme de la Belgique pour sauver la compétitivité de ses entreprises » que Robert De Mûelenaere attend une solution.

La Confédération estime qu’une réduction immédiate de six euros par heure prestée est une base minimale mais suffisante pour stopper l’hémorragie et permettre aux entreprises de réembaucher. « Nous nous appuyons notamment sur le Bureau du Plan pour affirmer que l’enjeu d’un tax shift pour notre secteur porte sur 45.000 emplois », assure Robert De Mûlenaere : « L’arrêt des destructions (20.000) et la création de 25.000 emplois par la relance de l’activité. De par les effets retour positifs pour l’économie, nous pensons que l’effort sera couvert pour les finances publiques dès la deuxième année. »

Ceci étant, on parle tout de même de 600 millions, alors que le gouvernement cherche plus de 2 milliards d’économies. « Ces 600 millions sont effectivement sur la table des négociations », assure une source gouvernementale, sans toutefois pouvoir préciser sous quelle forme et selon quel timing cette enveloppe sera libérée.

► Toutes nos informations

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Sur le même sujet

Aussi en Emploi

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retrouvez l'information financière complète

L'information financière