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Pas une nouvelle école secondaire... mais deux

La Fédération Wallonie-Bruxelles dit oui aux projets de deux nouvelles écoles. Elles vont être créées à Genappe. Nespa espère une première rentrée dès septembre 2018.

Temps de lecture: 3 min

C’est un double feu vert qui a été donné mercredi matin par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en ce qui concerne la création d’une nouvelle école secondaire à Genappe. Alors que d’aucuns redoutaient une concurrence potentiellement destructrice entre le projet développé depuis plus de deux ans par les parents et les enseignants regroupés dans l’association Nespa (pour Nouvelle école secondaire à pédagogie active) et un dossier plus récent porté par le réseau libre catholique, les deux initiatives ont été reconnues officiellement hier par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En route donc vers une trois nouvelles écoles secondaires créées en quelques années en Brabant wallon, après le lancement du collège Da Vinci à Perwez.

De la place

Et cela pourrait aller très vite, en tout cas du côté de Nespa : les responsables doivent construire à terme leur école sur le site de l’ancienne sucrerie de Genappe (lire ci-contre) mais ils disposent dans l’immédiat, et pour les cinq ans à venir, d’un terrain offert temporairement par la ville de Genappe. Cette parcelle jouxte la plaine communale et le collège y autorisera l’installation de modules pouvant accueillir dès septembre 2018 les quatre premières classes de 1ère secondaire.

Du côté de l’enseignement libre catholique, le futur collège Père Damien dispose lui aussi d’une possibilité d’implantation rapide : des parcelles sont disponibles à l’arrière de l’actuelle école primaire Saint-Jean, rue Vandevandel.

Après s’être (très) longtemps fait prier, après plusieurs motions envoyées dès 2016 par le conseil communal de Genappe, après des actions symboliques menées devant son cabinet à Bruxelles par les porteurs du projet Nespa angoissés de ne pas voir leur dossier avancer, la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (CDH) a donc finalement choisi de ne pas choisir, et a déposé les deux dossiers sur la table du Gouvernement.

Il est vrai que la ville de Genappe estimait que vu l’importance de la demande sur le terrain, il y avait de la place pour deux nouvelles écoles sur son territoire. Et le CDH du Brabant wallon, dès le mois de janvier, avait lui aussi pris publiquement position pour que les deux projets soient retenus…

Les Humanistes brabançons wallons se sont d’ailleurs fendus dès mercredi midi d’un communiqué de remerciement à la ministre Marie-Martine Schyns.« Sans conteste, il s’agit d’une action décisive pour répondre au défi majeur que représente l’augmentation croissante de la population scolaire en Brabant wallon », indiquaient en choeur le président Benoit Thoreau et le président du parlement wallon, André Antoine.

« Qu’un autre projet se développe en parallèle ne nous dérange absolument pas, commentait dès mardi soir Frédéric Chomé, au nom de Nespa. Au contraire, s’il y a davantage d’élèves qui viennent à Genappe, cela facilitera les choses en terme d’infrastructures, de transports publics, etc. Mais il faut que Nespa obtienne le terrain de la Sucrerie de la part de la Région wallonne. Des conditions financières ont été fixées récemment, et nous les acceptons. »

 

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