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Tournai: les apiculteurs sont inquiets face à trop de ruches décimées

Cette espèce invasive s’attaque aux abeilles, mais n’est pas dangereuse pour l’Homme. De nombreux apiculteurs sont inquiets face à ce redoutable prédateur.

Temps de lecture: 3 min

La section apicole de Tournai a organisé, jeudi soir, une réunion d’information consacrée au frelon asiatique. L’occasion pour Michel De Proft, directeur scientifique au Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W), de présenter les enjeux de l’arrivée de cet insecte invasif dans nos régions. Comme ailleurs en Belgique, la Wallonie picarde n’échappera pas à son invasion.

Depuis son arrivée dans le sud de la France en 2004, le frelon asiatique se multiplie très rapidement, et chaque année, il se déplace vers le nord. Il a été observé en Italie, en Allemagne et en Angleterre. « Depuis 2016, le front est arrivé chez nous », confirme Michel De Proft.

Ce frelon n’est pas particulièrement dangereux pour l’homme. Durant les barbecues estivaux, il n’est d’ailleurs pas aussi importun que les guêpes, et sa piqûre n’est pas plus dangereuse, sauf évidemment pour les personnes allergiques. Sachez en effet que l’on peut être allergique au venin de frelon sans l’être à celui de guêpe !

Le plus gros souci est qu’il se présente comme un prédateur redoutable pour les abeilles. Quand ce gros cousin de la guêpe s’installe dans une région, il peut décimer des ruches entières pour nourrir ses propres larves. Il constitue donc une menace majeure pour les nombreux apiculteurs du Tournaisis et de Wapi.

Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (CDH), a confié à la CRA-W (1) la tâche d’enrayer l’invasion. Néanmoins, Michel De Proft reste réaliste : « On ne pourra jamais vraiment l’exterminer, le frelon asiatique va probablement s’installer en Belgique. Mais on peut gagner du temps, et c’est pour cela que nous sommes ici. »

Signaler les nids repérés

Première étape : informer les citoyens, pour qu’ils puissent reconnaître l’animal et signaler sa présence à la CRA-W.

« Le frelon asiatique est plutôt facile à reconnaître quand on l’a vu une première fois. Tous les yeux seront utiles pour le signaler », précise Michel de Proft.

Le frelon peut construire de grands nids arrondis placés très haut dans les arbres. Il ne faut surtout pas essayer de les détruire soi-même ! Si l’insecte n’est pas agressif habituellement, il défendra son gîte avec acharnement.

Si un nid est repéré, il faut le signaler à la CRA-W. Celle-ci viendra empoisonner la colonie à l’aide d’un insecticide en poudre dans les meilleures conditions de sécurité possibles.

A la sortie, les apiculteurs qui avaient fait le déplacement sont plutôt satisfaits de la réunion. « Au moins on sait à quoi s’en tenir ici, en Wallonie. On sait qui contacter. En espérant n’avoir jamais à le faire, évidemment », nous confie un apprenti apiculteur.

(1) Voir le site internet

www.cra.wallonie.be/fr/accueil

 

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