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Namur: il a été créé après le tollé sur l’interdiction de mendier, mais suscite des critiques

Une autorisation assortie d’une charte de bonne conduite… Ou alors mettre en place une tournante par quartier.

Temps de lecture: 2 min

Depuis plusieurs semaines maintenant, la décision de la Ville de Namur d’interdire la mendicité dans ses artères principales fait couler beaucoup d’encre.

Après les rassemblements et l’arrestation musclée d’un des mendiants, la révolte aura eu le mérite de réunir différents interlocuteurs autour de la délicate question de la mendicité.

« Cette première réunion a surtout servi à ce que chacun parle de son expérience sur le sujet », explique Stéphanie Scailquin, échevine de la Cohésion sociale de la Ville de Namur.

Pour autant, Ludwig Simon, l’un des mendiants devenu figure emblématique de la cause, a déploré l’absence de représentants des associations de terrain lors de cette discussion : « À part le Relais social urbain, aucune autre n’était là. C’était donc avant tout un rendez-vous politique. Les structures qui travaillent avec les personnes qui ont des problèmes d’assuétudes n’étaient pas représentées, alors que ce sont les personnes alcoolisées et agressives sur la voie publique qui posent surtout problème. »

Mais pour Stéphanie Scailquin, le Relais social a justement été choisi parce qu’il s’agit d’une structure qui « coordonne plusieurs associations » aidant les personnes en très grande précarité, à Namur.

Règlement à l’étude

« Nous ne sommes pas fermés à l’ouverture du groupe à d’autres interlocuteurs, a précisé l’échevine. Nous allons très vite contacter les associations Sésame et Phénix qui travaillent avec des personnes ayant des problèmes de drogue et d’alcool pour qu’elles puissent éventuellement faire partie du groupe de travail. Pour autant, il ne sera pas possible d’inviter tout monde afin que le dialogue reste constructif. »

Pour l’heure, aucun consensus n’a été trouvé. Le groupe a juste prévu de se réunir à nouveau les 16 et 30 août.

Cette première rencontre a cependant permis de dégager quelques exemples de règlements existant dans d’autres villes. « Plusieurs types de règlements ont été évoqués, détaille Stéphanie Scailquin. On a, par exemple, discuté de la possibilité de mettre en place une tournante par quartier ou encore un nombre maximum de mendiants par rue. »

Autre idée ; une sorte de permis de mendier. Les personnes concernées feraient la démarche de venir chercher leur document auprès de la Ville, ou alors les travailleurs sociaux iraient à leur rencontre. Cette autorisation serait assortie d’une charte de bonnes conduites : « Toutes ces pistes seront creusées lors de nos prochaines rencontres. »

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