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Santé: les patients protestent contre les mesures d’austérité prises par Maggie de Block

L’inquiétude grandit dans les associations de patients contre les restrictions budgétaires. Les patients chroniques seraient les plus exposés. En cause, un système de privatisation accrue.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Responsabilisation, augmentation de la contribution, déremboursement, les mesures de restriction se multiplient dans les soins de santé. Aujourd’hui, la ligue qui réunit toutes les associations de patients francophones met en garde contre l’effet à court mais aussi à long terme des mesures d’austérité. Un mot officiellement banni au gouvernement fédéral, mais qui se traduit pourtant concrètement.

« Suite à la vague de mesures prises au niveau des soins de santé par notre Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Maggie De Block, au printemps 2017, les associations de patients ont identifié les conséquences directes et indirectes de telles mesures sur les patients. Il fallait entendre les inquiétudes, les interrogations, voire le désespoir des associations de patients et recenser les situations intenables auxquelles elles sont confrontées au quotidien », explique Marie-Céline Lemestré, chargé de communication de la Ligue des usagers de service de santé (Luss).

Crainte d’une privatisation accrue

Les associations de patients ont protesté par écrit auprès de la Ministre De Block : exprimant leur inquiétude grandissante par rapport aux coupes budgétaires dans le secteur de la santé, elles dénoncent « l’impact de telles mesures sur notre système de soins, sur la santé et la qualité de vie des patients et plus particulièrement, pour les patients souffrant de maladie chronique ». Elles craignent, notamment, un glissement d’un système basé sur la solidarité vers un système de privatisation accrue et ce, au détriment des soins des populations plus fragiles. « D’autant que c’est un mauvais calcul à long terme », insiste Marie-Céline Lemestré. « Des économies à court terme engendrent la détérioration de la santé des patients de manière individuelle et collective et au final, impacteront sur le budget public ».

Les associations de patients regrettent que les mesures ne prennent pas suffisamment en considération leurs besoins dans leur globalité. La réalité concrète des patients chroniques, leur vécu et l’expérience des associations de patients sont trop souvent négligés. De plus, au niveau économique, les associations de patients déplorent que les récentes mesures font porter au patient les conséquences de la faible capacité de négociation du gouvernement vis-à-vis des compagnies d’assurances et des firmes pharmaceutiques. Les associations de patients souhaiteraient donc que le gouvernement adopte une posture ferme face aux firmes privées afin de défendre l’intérêt des patients.

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0 Commentaire

  • Posté par Lacroix André, mercredi 26 juillet 2017, 17:32

    Un gouvernement de droite ne peut que favoriser les firmes privées même si cela doit se faire au détriment des citoyens , souvent les plus défavorisés d'ailleurs ( les pauvres , les chômeurs , les malades , les infirmes , etc , bref tous ceux qui ne présentent aucun intérêt dans une société capitaliste comme la nôtre . Et pour nos gouvernants , il ne peut pas y avoir d'impact sur le futur budget public puisque les patients devront payer toujours plus pour avoir le droit de se faire soigner .

  • Posté par Petitjean Charles, mercredi 26 juillet 2017, 17:30

    Mais pourquoi donc s'effrayer ?! Le gouvernement Michel suit la politique néo-libérale voulue par l'Europe : limiter autant que possible les moyens, et donc les dépenses de l'Etat et privatiser -au bénéfice des nantis et des puissances d'argent- ainsi la satisfaction des besoins que l'Etat n'est plus en mesure de rencontrer. Les dégâts sociaux ? "Ils", "elles" s'en fichent comme de leur première culotte ... sauf dans les déclarations médiatisées. Et toutes ces initiatives s'inscrivent plus généralement dans la pensée libérale qui veut que tout individu soit libre et responsable, y compris le chômeur et le malade. A chacun donc d'assumer ... y compris pour le pire. Bel humanisme solidaire en vérité !

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