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Ligne médiane: la fin d’un grand chantier au Standard

Il est encore trop tôt pour affirmer que Sa Pinto possède son équipe-type. Et même pour dire que le onze de base qui entamera le championnat, dimanche, à Malines, est connu. En attendant, une tendance se dégage qui pourrait mettre fin au chantier de la ligne médiane qui perturbe les performances du club principautaire.

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Dans son noyau, Ricardo Sa Pinto compte 12 médians de base. La saison dernière, 16 éléments ont, à un moment ou l’autre, évolué dans la ligne médiane au terme de la 28e journée synonyme d’exclusion définitive des Playoffs 1. C’était précisément contre Malines, premier adversaire des Liégeois cette saison, et après un partage 2-2 à Sclessin. Jusque-là, même un Laifis avait été aligné à deux reprises dans l’axe de l’entre-jeu. Mais qui se souvient encore des Touré, Wallyson, Mbenza, Dompé et autre Badibanga qui, comme Legear, ont eu un rôle à jouer la saison dernière, ne fût-ce que durant quelques minutes ?

Depuis des mois, le milieu de terrain du Standard est en effet un véritable chantier. Surtout depuis la trêve hivernale. Jusqu’alors, avec 16 titularisations sur 21 rencontres, le duo Enoh-Trebel était incontournable dans l’axe. Mais à partir de janvier, Trebel est parti à Anderlecht et Enoh, en fin de contrat, n’entrait plus dans les plans du club. Dès cet instant, une succession de joueurs aux caractéristiques différentes (Cissé, Marin, Danilo, Laifis sans parler de Bokadi, Luyindama, Deom ou Cavagnera dans les Playoffs 2) ont pris place dans l’axe de l’entre-jeu. Depuis, le Standard est en quête d’un équilibre qu’il cherche également sur les flancs même si Dossevi et Edmilson ont le plus régulièrement joué avec les lignes de touche la saison dernière.

Evidemment, ce changement perpétuel de titulaires, voire de système lorsque Jankovic passait à la défense à trois, a nui aux automatismes du club principautaire. Des automatismes bien nécessaires pour obtenir des résultats. Et que recherche encore Ricardo Sa Pinto qui pourrait définitivement fixer son choix sur un quatuor bien précis : Dossevi, Bokadi, Agbo et Mpoku. Pour autant évidemment que Belfodil reste car son départ pourrait déboucher sur une redistribution des cartes.

Mpoku en mode séduction à gauche

Après 2,5 années d’exil, Paul-José Mpoku est revenu au bercail et a immédiatement revendiqué une place dans le onze de base. Logique puisqu’il est sans nul doute le renfort offensif nº1 des Rouches jusqu’à présent. Il doit apporter ses dribbles et sa percussion sur le flanc gauche. Les supporters attendent beaucoup de celui qui avait quitté Sclessin après avoir fait des pieds et des mains pour obtenir son bon de sortie.

Ses premières apparitions sont prometteuses. Polo est en mode séduction et, on l’a vu contre Metz, n’hésite pas à prendre l’initiative, le jeu à son compte. Il n’est pourtant pas encore à son meilleur niveau. Paul-José Mpoku est un diesel. Il n’est jamais plus fort que lorsqu’il a pu enchaîner 5 ou 6 rencontres. L’ailier gauche va cependant devoir rapidement trouver la bonne carburation car Junior Edmilson le talonne. Ce dernier attendra la moindre baisse de régime de la part de son équipier pour lui ravir sa place. Et s’il y parvient, ce sera à Paul-José Mpoku de redoubler d’efforts pour revenir dans le parcours, dans un esprit de saine concurrence.

Dossevi intouchable… à son niveau de 2015-2016

Parmi les titulaires dans la ligne médiane, Matthieu Dossevi est le seul rescapé du dernier exercice. Pourtant, on ne peut pas affirmer qu’il a livré une bonne saison. Loin de là, même. En l’espace de 28 rencontres, il a marqué un but en Europa League et a délivré 5 assists. Rien de plus. Même s’il a été freiné par les blessures, on s’attendait à un rendement bien plus important de sa part. Le Franco-togolais devra retrouver son niveau de la saison 2015-2016, celui qui l’avait vu inscrire 6 buts et donner 15 assists, pour conserver sa place dans le onze de base. Car la concurrence sera rude à son poste.

Les rencontres amicales laissent cependant présager du meilleur. Matthieu Dossevi est apparu relativement motivé, désireux d’apporter sa pierre à l’édifice. Il a notamment délivré l’assist pour Ishak Belfodil lors du seul but liégeois durant le partage face à Metz, samedi dernier. L’ailier possède les qualités pour être un des meilleurs à son poste en Belgique. La seule question est de savoir s’il s’impliquera autant qu’il y a deux saisons.

Bokadi a pour l’instant la préférence sur Marin

En raison d’une blessure, Merveille Bokadi n’avait guère eu l’occasion de s’exprimer durant les playoffs 2. Depuis le début de la préparation, le Congolais s’inscrit dans le plan de jeu de Sa Pinto en vue de la reprise du championnat puisqu’il est le deuxième joueur (derrière Alexander Scholz) le plus utilisé.

Le Congolais a été associé pour la première fois au Nigérian Uche Agbo à l’occasion du second match amical au Touquet contre Quevilly-Rouen et entre clairement en concurrence avec le Roumain Razvan Marin. La recherche de l’impact physique et la volonté de garder un bloc compact pour garantir la stabilité a pour l’instant la priorité… au profit du Congolais. « Bokadi n’a pas beaucoup joué la saison passée mais il effectue du bon travail sous mes ordres », remarque Ricardo Sa Pinto. « Je suis content de ce qu’il montre, sachant qu’il doit encore s’améliorer. Défensivement, il est très bien. En possession de balle, il a encore des progrès à faire. Il comprend déjà pas mal de choses et intègre les composantes du jeu du Standard. »

Le Nigérian Agbo aime aller au duel

Depuis le départ de Sambou Yatabare, Le Standard manquait d’impact au milieu du jeu, une qualité qu’Eyong Enoh et Ibrahima Cissé (ou même Adrien Trebel) n’ont pu apporter qu’avec parcimonie. Avec Uche Agbo, le Standard espère bénéficier de la formule « deux en un » : comprenez un arracheur de ballons capable également d’orienter le jeu, ce que ne peut pas faire Bokadi. Certes, sa réputation l’a largement précédé, puisqu’il figurait la saison passée parmi les meilleurs jeunes tacleurs en Europe (une statistique relevée par un journal anglais) avec 66 % de duels gagnés en Liga.

Pour son premier match amical avec les Rouches, il a reçu… une carte jaune. « En Liga, si tu joues face à Neymar, Messi ou Ronaldo, tu dois y mettre le physique », avait-il déclaré lors de son arrivée. « Mais j’adapte mon jeu en fonction de l’arbitrage… »

« Il doit d’abord veiller à conserver l’équilibre au milieu du jeu mais sa caractéristique est d’être très agressif et je ne cesse de le lui rappeler qu’il doit faire attention. Mais c’est un gars sérieux, qui ne cherche pas à faire mal pour le plaisir, il a toujours le ballon comme objectif  », note Ricardo Sa Pinto.

 

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