Hambourg: l’assaillant était connu comme «islamiste»

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L’agresseur au couteau de Hambourg était connu comme islamiste et avait montré des signes de radicalisation, ont révélé samedi les autorités allemandes, mais ses motivations restent incertaines car il était aussi instable psychologiquement.

Si les enquêteurs cherchent encore à percer les raisons précises de ce que le maire de Hambourg a qualifié d’«attentat odieux», le débat sur l’accueil des migrants, lui, a repris en Allemagne car l’assaillant est un demandeur d’asile débouté.

Un mort et six blessés

Vendredi après-midi, l’homme a attaqué des gens qui faisaient leurs courses dans une rue très commerçante d’un quartier du nord de Hambourg. Le bilan s’établit à un mort et six blessés, cinq hommes et une femme, dont certains grièvement.

«Il était connu comme islamiste mais pas comme jihadiste», a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur de la ville-Etat de Hambourg, Andy Grote.

L’homme de 26 ans, un Palestinien né aux Emirats arabes unis arrivé en mars 2015 en Allemagne depuis la Norvège, était considéré comme «un cas suspect» suite à «des éléments montrant une radicalisation» religieuse. «Pendant le dernier ramadan il a acheté des vêtements islamistes et lisait le Coran dans sa chambre a voix haute», a raconté à l’AFP son voisin de chambre, Mohamad, 31 ans. Il s’était aussi rendu dans une université de la ville «pour faire des prêches, il criait aux étudiants qu’on tuait des musulmans, il parlait de la situation en Palestine», a-t-il ajouté.

Ne pas tirer de conclusions hâtives

Le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas De Maizière, proche de la chancelière Angela Merkel, a appelé dans ce contexte à ne pas tirer de conclusions hâtives, alors que la droite nationaliste de l’AfD s’est empressée de mettre en cause «l’islam» à Hambourg.

«Il faut s’attendre à ce que l’idéologie jihadiste soit utilisée comme justification pour des actes qui ont d’autres motivations» et trouvent leur origine peut-être «dans la personnalité» des auteurs, a-t-il dit.

Malgré les doutes sur la santé mentale de l’homme, la justice de Hambourg a décidé samedi de le placer en détention à l’issue de sa garde à vue et non de le faire interner en hôpital psychiatrique.

«Aucun élément tangible» n’a été identifié pour permettre d’atténuer sa responsabilité, a indiqué la porte-parole du parquet local Nana Frombach. L’homme a parlé de son parcours mais a refusé de s’exprimer sur les motivations de son acte, a-t-elle souligné auprès de l’agence de presse dpa.

 
 
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