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Didier Reynders «très préoccupé» par la crise au Venezuela

Le ministre des Affaires étrangères appelle les autorités à reconnaître les besoins de la population.

Temps de lecture: 2 min

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders est « très préoccupé » par la situation politique, économique et humanitaire au Venezuela, indique-t-il lundi dans un communiqué.

M. Reynders pense que l’élection d’une Assemblée constituante, survenue dimanche, ne contribuera pas à une solution aux multiples crises que rencontre le pays d’Amérique du Sud et craint que les tensions entre parties concernées s’accroissent davantage. Il appelle le gouvernement vénézuélien à garantir une gestion conforme au cadre constitutionnel, avec le respect des compétences en matière de représentation parlementaire et de pouvoir judiciaire, en vue du bien-être de la population.

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Appel à la concertation

Le chef de la diplomatie belge déplore par ailleurs que la violence persistante au Venezuela ait déjà coûté la vie à plus de 100 personnes et demande à toutes les parties concernées de recourir à la concertation et au dialogue.

L’instabilité politique et la violence permanente ont mené à une grave crise humanitaire, souligne encore Didier Reynders, appelant les autorités à reconnaître les besoins de la population et à accepter qu’une assistance directe soit offerte aux nécessiteux.

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Des élections dimanche

Les Vénézuéliens ont été 8,1 millions à voter dimanche lors de l’élection de l’Assemblée constituante voulue par le président Nicolas Maduro, ce qui représente 41,53 % des électeurs, selon les autorités. L’opposition estime pour sa part que seuls 2,48 millions de personnes ont participé au vote, sur les 19,4 millions d’électeurs potentiels, dénonçant « la plus grande fraude électorale de l’histoire ».

 

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0 Commentaire

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 31 juillet 2017, 11:15

    Le Vénézuela est une (nouvelle) démonstration que le communisme, ça ne marche pas. Il est incompatible avec la démocratie, et ne peut s'imposer, in fine, que par la force. Il est incapable de fournir de manière durable ne serait-ce que les besoins de base à sa population. Il mène innéluctablement à la misère pour tous, à la confrontation, et in fine, la guerre civile. Le Vénézuela a, pendant un temps, été montré comme un exemple de communisme "qui marche", mais ça n'était dû qu'à la manne pétrolière. Maintenant que le pétrole est bon marché, le pactole est épuisé, et le résultat est là. Ah oui, j'oubliais, tout cela, c'est la faute aux Américains. Pas oublier... Quelque part, c'est toujours la faute aux Américains...

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