C’est vous qui le dites sur Booking: «Les multinationales ne payent pratiquement pas d’impôts»

©René Breny
©René Breny

Selon les informations du Soir, Booking.com, dont la maison-mère engrange plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ne paye que très peu d’impôts en Belgique, au regard de son activité. Le tout grâce à un habile système d’optimisation fiscale.

Pour rappel : Booking sert à référencer en ligne un maximum d’établissements touristiques par zone géographique et en fonction de critères sélectionnés par ses utilisateurs. Le consommateur qui réservera via son interface ne lui paiera pas le moindre sou, le « service » fourni est, de son point de vue, totalement gratuit. C’est donc l’hôtelier qui paye une commission de 15 % minimum à la plateforme en ligne, soit une bonne partie de la marge de l’hôtelier. Or, ces commissions remontent directement vers le siège social de l’entreprise, aux Pays-Bas, et ce au détriment notamment du fisc belge.

C’est vous qui le dites

Beaucoup d’internautes pensent la même chose : pour les clients, Booking est plutôt avantageux. Véronique P. dénombre deux avantages principaux : les commentaires des clients qui ont réellement dormi à l’hôtel et la résolution des problèmes par la plateforme. Pour Jonathan S., Booking offre une « visibilité très pratique sur l’ensemble des hébergements ». Il rejoint l’avis précédent, « le système de commentaires est fiable contrairement à d’autres plateformes en ligne ». Cet internaute estime ensuite que les prix ne sont pas automatiquement plus bas en réservant directement avec l’hôtel et que souvent, les sites privés sont obsolètes avec une fonctionnalité de réservation difficile.

Pour d’autres, comme Zoltan A, « passer par Booking pour filtrer les offres » c’est une bonne solution, pour ensuite se rendre sur les sites des hôteliers. « Ceux-ci réservent une partie de leur offre aux clients qui passent par leur propre site de réservation ». C’est donc tout bénéfice pour les clients et « zéro commission pour Booking ».

Nelly W. conseille de passer par les agences de voyages, ce n’est pas plus cher et il y a un bon service après-vente.

Paul L. et Frédéric E. sont sur la même longueur d’ondes, « ces multinationales du numérique ne payent pratiquement pas d’impôts. En contrepartie, ce sont les États qui sont de plus en plus endettés et ce sont les citoyens qui trinquent ». Selon eux, il y a trop peu de réactions de la part de l’Europe, « si ce n’est qu’un léger frémissement ».

Ce que « Le Soir » en dit

Clauses contractuelles abusives, ultradépendance des partenaires, commissions trop conséquentes, les griefs à l’encontre de Booking.com sont nombreux. La plate-forme web ne se contente pas de grignoter la marge des hôteliers avec lesquels elle collabore, elle fait également disparaître une bonne partie du produit de leur activité vers des cieux fiscaux plus cléments.

 
 
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