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Calais: un centre pour migrants ouvrira près de la frontière belge

La Belgique sera attentive « aux éventuels effets de contagion », a indiqué le ministre de l’Intérieur Jan Jambon.

Journaliste au service Web Temps de lecture: 2 min

L’Etat français a été contraint de revoir sa copie en matière d’aide aux migrants à Calais. Le Conseil d’Etat a validé lundi des mesures d’aide aux migrants, dont la création de points d’eau et de sanitaires, qui étaient contestées par le ministre de l’Intérieur et la mairie de la ville.

Les conditions de vie actuelles des migrants «  révèlent une carence des autorités publiques, qui est de nature à exposer les personnes concernées à des traitements inhumains ou dégradants et qui porte donc une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale », selon la plus haute juridiction administrative du pays.

Dans la foulée de cette décision, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé l’ouverture de deux centres à Troisvaux, dans le Pas-de-Calais, et à Bailleul, une commune jouxtant la frontière belge, non loin de Comines-Warneton. Les deux centres disposeront d’un total cumulé de 300 places et ouvriront « dans les dix jours », a indiqué le ministre. «  Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l’hébergement et l’examen des situations de ces personnes » présentes actuellement à Calais, a-t-il précisé. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon consultera son homologue français. «  Nous surveillerons les éventuels ‘effets de contagion’, comme nous l’avons fait depuis la crise à Calais », a-t-il indiqué.

La maire de Calais, Natacha Bouchart, a annoncé qu’elle ne « donnerait pas suite aux injonctions » du Conseil d’Etat et dénoncé une « injustice » qui « met de nouveau les Calaisiens sous la menace de la recréation d’une énième jungle ».

Alors que Calais et sa région font face à un nouvel afflux de migrants, le gouvernement redoute la réinstallation de campements sauvages, à l’image de la « jungle » de Calais, immense bidonville qui avait compté des milliers de migrants jusqu’à son démantèlement fin octobre 2016. Il y a «  environ 350 à 400 migrants », selon le ministre. Les associations d’aide aux migrants estiment quant à elles qu’il y en a 600 individus, dont une centaine de mineurs.

Le président Emmanuel Macron avait assuré la semaine dernière qu’il n’y aurait plus de campement de rue en France «  d’ici à la fin de l’année ».

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