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La police de la route en mal d’effectifs

Le Bruxellois, Fabian Maingain, et le Wavrien, Luc D’Hondt (Défi), tirent la sonnette d’alarme. Il y a urgence, certaines missions ne pouvant plus être assurées.

Temps de lecture: 3 min

Une étude de la direction de la police de la route (DAH) réalisée en mars dernier révèle une sous-capacité en personnel préoccupante. Il y a plus de 20 % de personnel manquant dans toutes les provinces. Pour la police de la route du Brabant (WPR Brabant) qui couvre les deux Brabant et Bruxelles, le déficit de personnel opérationnel et administratif dépasse les 23 %. « Pour la WPR Brabant, entre le tableau organique et le tableau effectif, on est à près d’1/4 d’effectifs manquants. Au tableau réel, le chiffre monte à 32 %. Pour le dispatching, c’est 60 % de déficit de personnel », nous exposent Luc D’Hondt, président de Défi dans le Brabant wallon et Fabian Maingain, député bruxellois Défi également.

Une situation jugée critique par les deux élus qui ont pris connaissances des conclusions du rapport de la direction de la police de la route. En effet, des missions de base de cette direction de la police fédérale ne seraient plus assurées. « C’est le cas des fonctionnalités de recherche, d’accueil et de proximité mais aussi de signalisation d’accident. C’est un vrai danger pour la population », rappelle nos deux interlocuteurs.

La situation de la WPR Brabant a ses particularités. « Elle englobe tout le Brabant qui n’est pas scindé et Bruxelles où elles participent également à l’encadrement des sommets et des escortes », commentent-ils. « Nous demandons que la priorité soit mise sur le Brabant et Bruxelles, compte tenu des missions à remplir. Pour l’instant, les particularités de Bruxelles ne sont pas prises en compte alors que les besoins s‘agrandissent », déclare Fabian Maingain.

Pour Fabian Maingain et Luc D’Hondt, des mesures rapides doivent être prises afin de résorber le déficit de personnel. « À court terme. il faut ouvrir le recrutement, permettre à la police de la route de refuser des missions lorsque ses missions de base ne sont pas assurées (plan Canal, Médusa), nous proposons aussi d’autoriser les membres des corps d’intervention à postuler pour la police de la route », énoncent-ils. Sur le moyen et long terme, Défi fait également différentes propositions. « À terme, il faut que le cadre soit rempli », rappelle le député bruxellois. Défi appel le gouvernement fédéral à prendre toutes une série de mesures. Dont celle de permettre aux fonctionnaires fédéraux d’aller vers la police. Cette mesure s’adresse essentiellement au personnel administratif. Ainsi, cela pourrait permettre de décharger de ces tâches, le personnel opérationnel.

« On y travaille »

Pour le parti francophone, il est urgent d’agir d’autant plus que la moyenne d’âge de la WPR est assez élevée, plus de 43 ans. « C’est pour cela qu’il faut mettre en place des bases de recrutement rapidement pour remplacer le personnel qui part à la pension », conclut Fabian Maingain et Luc D’Hondt.

Contacté, le cabinet du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), nous confirme être au courant de la situation de la police de la route en général et de celle du Brabant. « Nous sommes en plein recrutement pour la police intégrée. les écoles sont pleines et cette année, ce sont 1400 recrues qui sortiront », nous dit Anne-Laure Moulignaux, porte-parole du ministre Jambon. « Nous avons également investi dans du matériel pour la WPR récemment notamment par l’achat de voitures et de motos », ajoute-t-elle. Interrogée sur le fait que certaines missions de base qui ne seraient plus assurées, le cabinet a préféré ne pas s’exprimer sur ce sujet.

 

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