Volkswagen a emprunté des fonds européens pour développer le moteur truqué

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Une enquête entamée en novembre 2015 par l’Office anti-fraude de l’Union européenne (Olaf), dont les conclusions ont été publiées fin juillet, révèle que Volkswagen a bénéficié d’un prêt de 400 millions d’euros de la Banque européenne d’Investissements (BEI) pour développer le moteur EA 189, mis en cause dans le vaste scandale des moteurs truqués, rapportent plusieurs médias lundi.

La BEI a accordé le prêt au groupe automobile en 2009. Il était destiné, relève Le Monde , «  à développer un moteur diesel conforme aux règles antipollution de plus en plus contraignantes imposées à l’époque ».

Avant d’octroyer le prêt, la banque avait obtenu des garanties : un courriel du constructeur l’assurait que le projet EA 189 cadrait avec le souci de VW de «  poursuivre la réduction des émissions polluantes et de la consommation » de ses 12 marques. Selon Politico, le constructeur avait rassuré son bailleur en 2011 en évoquant des réductions de 90 % des émissions de particules, de 30 % des oxydes d’azote et de 20 % de CO2.

À l’époque, comme l’ont révélé les investigations, le groupe VW installait des systèmes minimisant les niveaux réels de gaz nocifs et permettant de déjouer les tests antipollution. Fin 2011, le constructeur a reconnu avoir équipé 11 millions de voitures de logiciels truqueurs.

 
 
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