Décès de l’ex-champion du monde de moto Angel Nieto

Décès de l’ex-champion du monde de moto Angel Nieto
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«  La légende du motocyclisme Ángel Nieto est malheureusement décédé à la Polyclinique Nuestra Señora del Rosario à Ibiza », a écrit MotoGP.

Il avait été victime le 26 juillet d’un accident avec un véhicule de tourisme sur un rond-point d’Ibiza et avait été hospitalisé dans un « état grave ».

Angel Nieto avait décroché 13 titres de champion du monde – lui préférait dire, par superstition, « 12+1 » – au guidon de petites cylindrées (50 et 125cc), conquis entre 1969 et 1984.

Le deuxième meilleur palmarès de tous les temps derrière l’Italien Giacomo Agostini, titré à 15 reprises en 350 et 500cc de 1966 à 1975.

Né le 25 janvier 1947 à Zamora, dans l’ouest de l’Espagne, mais élevé dans le quartier ouvrier de Vallecas à Madrid, dans une famille très modeste, Angel Nieto Roldan gagne Barcelone à seulement 14 ans pour tenter sa chance auprès des constructeurs et écuries.

Il court son premier Grand prix à 17 ans, en 1964, et raccroche à 39 ans.

De ses 90 victoires en Grand prix, il disait en avoir gagné plus de la moitié au dernier tour de piste : « Il me fallait du bazar », confiait-il au journal As en juin dernier.

Lui qui s’était brisé 17 os tout au long de sa carrière tenait en horreur, par superstition, le chiffre 13, qu’il se refusait même à prononcer, à cause d’un accident « un dimanche avec un 1 et un 3 ».

Pionnier, il avait transmis le virus à deux de ses fils, Angel Jr. et Pablo, et à son neveu Fonsi, qui ont tous trois écumé les compétitions pendant plusieurs années – sans atteindre son succès.

Il racontait qu’à l’époque de ses succès, lorsque le dictateur Francisco Franco le recevait après ses victoires, le général savait à peine de quoi il était champion…

Commentateur des courses à la télé espagnole, il a contribué à éveiller les vocations de nombreux jeunes qui continuent, plusieurs décennies après lui, à briller sur les pistes.

Lui-même n’était jamais avare de compliments pour ses glorieux successeurs, Marc Marquez, Dani Pedrosa, Jorge Lorenzo.

Fin 2014, il avait ouvert un centre d’inspection technique de véhicules tapissé de photos de pilotes dans le quartier madrilène de Vallecas, où il avait lui-même, dès 12 ans, travaillé dans un atelier de réparation de motos.

 
 
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