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Par temps de super-crise, le PS programme une super-rentrée

Bureau politique exceptionnel dès le 21 août, congrès statutaire le 24 septembre, et congrès idéologique clôturant les Chantiers des idées mi-novembre... Trois rendez-vous majeurs pour tenter de conjurer la crise qui le ronge.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

A un an des élections communales, et des législatives six mois plus tard, la rentrée politique francophone, fin août, s’apparentera à un vrai nouveau départ pour tous les partis.

Tout le monde en conviendra : le coup de Jarnac de Benoît Lutgen en juin dernier, s’ajoutant au rouleau des scandales Publifin, Samusocial comme Kazakhgate, a bouleversé la donne générale, au moins modifié les rapports de forces.

Mais dans quel sens exactement ? Avec quel impact précisément ? C’est un peu l’inconnue. Pour certains plus que pour d’autres. On pense au PS. Rattrapé par les affaires (dont il n’a pas le monopole pour autant), largué en plein été par son partenaire de majorité (le CDH, donc), éjecté du gouvernement en Wallonie fin juillet, peut-être de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans les prochains jours… C’est dur, très dur pour le parti d’Elio Di Rupo.

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4 Commentaires

  • Posté par Monsieur Alain, mardi 8 août 2017, 8:13

    Wikipédia : "L'expression « coup de Jarnac » désigne un coup violent, habile et imprévu. Il a pris une connotation de coup déloyal ou pernicieux, qui n'existait pas à l'origine". En qualifiant le "coup" de Lutgen de "coup de Jarnac", toute l'orientation de l'article (et de son auteur) est donnée d'entrée de jeu. Autant savoir ...

  • Posté par Guissard Jean-pierre, lundi 7 août 2017, 19:16

    Il est essentiel, pour le PS, de retourner aux sources du mouvement, à savoir l'union du peuple et des travailleurs, à savoir la convergence de la pensée d''un ensemble de citoyens, ayant tant le respect de l'autre que le respect de la probité Aujourd'hui, malheureusement, trop de camarades se soucient plus de leur propre aisance au lieu du confort du confort de la collectivité...

  • Posté par Deckers Bjorn, lundi 7 août 2017, 15:34

    Paul Magnette a mon sens a développé lors de la crise du CETA le chemin d'un nouveau progressisme. Prendre conscience que le combat est désormais à porter au niveau international. Et déjà en 1997, Lionel Jospin lui-même avait enterré l'AMI (le funeste "accord multilatéral sur l'investissement). C'est dans l'inexplicable disparition d'un courant pourtant jeune, l'altermondialisme que la gauche doit chercher son avenir. La capacité de régulation nationale est réduite à néant ou presque. Il faut faire preuve à la fois de pédagogie pour expliquer combien un chef de gouvernement ou d'Etat n'est plus qu'un sénateur européen / mondial et en même temps, retrouver une des valeurs inexplicablement perdue du socialisme, l'internationalisme. C'est dans la coopération international que les tenants de la régulation, social, fiscal, et environnementale peuvent retrouver des marges de manœuvres et réinventer le progrès. Dans le même temps, il faut joindre à ce combat au niveau international, l'autre échelon, le local. C'est au niveau local que l'on peut développer la solidarité et l'éco-développement. Il faut en finir avec une hypocrisie, le niveau national de récente apparition sur l'échelle de l'Histoire est simplement dépassé par l'Histoire.

  • Posté par Deckers Bjorn, lundi 7 août 2017, 15:23

    Le PS est face à une double crise. L'une concerne l'ensemble de la social-démocratie européenne. Secoué par une société de plus en plus matérialiste et individualiste, l'idéal socialiste lui-même est simplement menacé. Tandis que la social-démocratie s'est lentement aclimatée à cette nouvelle donne, et à la mondialisation globo-libérale, les derniers tenant de cette ligne s'en détache à la recherche du socialisme perdu. Ces formations européennes qui ont émergé et incarne à présent la pureté progressiste (Syriza, Podemos, Die Linke, La France insoumise, et ici, le PTB-PVDA). A côté de cela, ce qui devait arriver depuis des décennies est enfin arrivé, l'affairisme généralisé du PS francophone avec une inexplicable décalage de plusieurs décennies récolte les fruits amers d'un estompement de la norme, d'une capacité à s'être approprié lentement mais surement les structures étatique pour développer une politique dispendieuse de copinage, de petits arrangements entre amis. Il aura fallu dix ans de crise (depuis 2008) pour rendre les derniers scandales insupportable et signer enfin le bon de sortie du PS. Je ne m'en réjouis pas, l'action du gouvernement Michel démontre largement combien une force progressiste en situation de proposer une alternative crédible est nécessaire, en Belgique, et en Wallonie. Mais à l'évidence, le travail de reconstruction de la gauche est immense. Et si la gauche ne meurt jamais (comme l'écrivait très justement l'un des esprits les plus brillant de sa génération, Paul Magnette), on ne saurait en dire de même, du Parti Socialiste...

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