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«Je continuerai à me battre», déclare Cédric Herrou, coupable d’aide aux migrants

La cour d’appel a condamné l’agriculteur français à 4 mois de prison avec sursis, une peine plus lourde qu’en première instance

Temps de lecture: 2 min

L’agriculteur français devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, Cédric Herrou, a été condamné mardi par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône, sud-est de la France) à 4 mois de prison avec sursis, rapportent plusieurs médias français. L’agriculteur est plus sévèrement sanctionné qu’en première instance.

L’agriculteur militant, âgé de 38 ans, était poursuivi pour aide à l’immigration clandestine dans la vallée de la Roya, après avoir aidé quelque deux cents étrangers en situation irrégulière à traverser la frontière italienne.

Aucun regret

Commentant sa condamnation, l’agriculteur a estimé qu’« on a l’impression que la politique instrumentalise la justice. On est en train de perdre les fondamentaux de ce qu’est la France. C’est une politique d’extrême droite ».

« Je dirai à toutes les familles que j’ai aidées que je ne regrette rien, que je l’ai fait avec plaisir. Si l’immigration venait du nord de l’Europe, la justice n’agirait pas comme ça, il y a un racisme d’État », a-t-il encore lancé. « J’invite le parquet à venir dans la vallée de la Roya entendre les familles des quinze personnes mortes en tentant de franchir la frontière. J’attends avec impatience les trente prochaines décennies et on verra qui se retrouvera devant les tribunaux. Je continuerai à me battre. Ils n’ont qu’à me mettre directement en prison, ce sera plus simple », a-t-il poursuivi.

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0 Commentaire

  • Posté par bernard delpierre, mardi 8 août 2017, 16:49

    Quelle belle argumentation que considérer la protection des frontieres comme une ignominie. Vous devriez prêcher la bonne parole dans les pays d'origine de ces i!légaux..

  • Posté par Présiaux Françoise, mardi 8 août 2017, 16:11

    Une loi abjecte n'est pas une loi

  • Posté par bernard delpierre, mardi 8 août 2017, 14:54

    Le principe de la solidarité à l'égard d'autres êtres humains en leur apportant de la nourriture s'ils ont faim et un gîte provisoire s'ils sont sans toit n'implique pas que l'on s'érige en justicier en se plaçant dans l'illégalité sauf en situation de dictature... En democratie, c'est a la représentation nationales de légiférer et non à un bobo "fermier à ses heures" de décréter ce qui est légal et ce qui est illégal et donc, avec la complicité médiatique, il peut en effet se pavaner car prendre 4 mois avec sursis en appel pèse peu eu egard qu'en première instance il avait écopé de 3000 EUR d'amende ce qui pour un simple agriculteur est plus lourd à supporter quand on suit le drame des petits agriculteurs en France... réduits souvent au suicide.

  • Posté par Lilien Raymond, mardi 8 août 2017, 15:52

    Entièrement d'accord avec vous sur le principe : la condamnation est justifiée et elle s'imposait. Une remarque, simplement : les 3000 EUR en 1ère instance, c'était aussi avec sursis, donc peanuts ...

  • Posté par Danièle Lucas, mardi 8 août 2017, 13:34

    Bravo Cédric Herrou! Qui aurait cru que la France en vienne à inventer un 'délit de solidarité'? La honte!

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