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Entre ministres, la passation de pouvoir ne se fait pas sans difficultés

Dans les cabinets, des dossiers passent au broyeur dès l’annonce du changement de majorité. Ce sont les cadeaux empoisonnés des ministres à leurs successeurs.

Enquête - Temps de lecture: 2 min

À l’heure des changements de majorité, force est de constater que la transition entre cabinets ministériels n’est guère codifiée. Les passations de pouvoir peuvent très bien se dérouler dans un environnement de terre brûlée.

Cet été, le MR Jean-Luc Crucke, nommé ministre wallon des Finances, du Budget et de l’Energie en a fait les frais. Son prédécesseur, le socialiste Christophe Lacroix, ne lui a rien laissé. Les meubles étaient bien là, les voitures aussi, mais point de dossiers ni d’informatique. « Tout était débranché, il a fallu rebrancher, reformater les ordinateurs », raconte-t-il au Soir.

Jusqu’aux années 2000, un nouveau ministre reprenait un cabinet vide, voire saccagé. Depuis, la passation se passe mieux. Mais pas toujours idéalement, comme l’expliquent au Soir plusieurs proches de ministres.

Depuis 2014, des arrêtés wallon et francophone prévoient pourtant un « inventaire patrimonial électronique » ainsi qu’un état des lieux, et des modalités de « remise-reprise » entre cabinets sont annoncées. « Il y a des codes-barres même sur les chaises de bureau maintenant », nous glisse-t-on. Mais au-delà du matériel, les dossiers doivent-ils être transmis ? « Ce n’est pas défini par les règles de droit mais par l’usage », explique le Pr Christian Behrendt (ULg). Et donc limité au bon vouloir du cabinet sortant.

► Notre enquête à lire sur Le Soir+

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