Les dangers du fipronil pointés dès juin 2016

© Reporters/Abaca
© Reporters/Abaca

Devant la commission parlementaire mercredi, l’administrateur délégué de l’Afsca expliquait que le fipronil dans les œufs n’était pas systématiquement recherché dans les analyses. L’agence établit chaque année un programme déterminé de produits à pister sur la base « d’analyses de risques et d’éléments collectés au niveau du secteur, des autres instances publiques » et des informations du réseau européen, se justifiait-il.

En juin 2016, le Conseil supérieur de la santé publiait un rapport sur la dangerosité du fipronil, selon nos informations. Rapport remis aux ministres de la Santé publique et de l’Environnement, à leurs administrations et aux agences comme… l’Afsca. Son contenu est alarmant.

Les spécialistes du Conseil notent cependant qu’il manque d’éléments pour évaluer clairement la toxicité du fipronil. Malgré tout, ils recommandent aux pouvoirs publics de prendre « une approche préventive » face au risque. Pendant plus d’un an après ce rapport, l’Agence de sécurité sanitaire n’a pas effectué de tests systématiques pour ce produit chimique.

Ce samedi, l’Afsca a expliqué avoir « pris cet avis en compte à l’époque » mais « bien qu’intéressant, il ne (leur) avait rien appris et cela n’a pas changé (leur) manière de travailler ». « Nous contrôlions bien la présence du fipronil pour les végétaux. (…) Nos tests en laboratoires sont effectués sur la base d’une analyse de risques très complexe qui englobe une captation de signaux. A l’époque du rapport du CSS, il n’y a aucun signal qui nous incitait à également inclure les œufs en vue d’y détecter du fipronil », a expliqué un porte-parole de l’agence.

► Notre enquête en intégralité et tous les détails de l’affaire sur Le Soir+

 
 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Cette maison de Ashkelon, dans le sud d’Israël a été détruite par des tirs de roquette.

    Gaza-Israel: coup contre coup

  2. Paraissant un temps encaisser les critiques sans broncher suite aux cérémonies de l’anniversaire de l’Armistice, le locataire de la Maison Blanche a attendu mardi matin pour dégainer son arme préférée, Twitter.

  3. Willy Demyer, bourgmestre de Liège, mise sur «
des milliers d’emplois directs et indirects».

    Alibaba sera-t-il un gros pourvoyeur d’emplois en Wallonie? Le secteur est sceptique

Chroniques
  • Centenaire de l’armistice: un monde sans mémoire

    Avec la Toussaint, la fête des morts et les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, nous sortons d’une intense période mémorielle, qui a retenu l’attention de tous les médias. Mais cette accumulation de rites, d’images et de discours ne doit pas occulter le fait que nous entrons dans un monde sans mémoire.

    Comme Péguy l’a montré, la mémoire n’est pas l’histoire : c’en est même le contraire. La mémoire est un lien vivant, concret, presque charnel, avec un passé qui reste vivant, qui nous concerne et nous touche. Elle nous rattache à l’expérience des générations antérieures par une chaîne de témoignages, de gestes, de rituels dont nous avons été partie prenante, qui ont imprimé en nous des images, même vagues, chargées de sens et d’affects. L’histoire au contraire est une science, un regard neutre et objectif, un retour sur un passé avec lequel les...

    Lire la suite

  • Football Leaks : nettoyer la boue pour retrouver l’innocence du jeu

    Dix jours et on a l’impression que la boue n’en finit plus de couler. Cela fait maintenant dix jours que l’opération Football Leaks déverse son torrent d’informations sur la planète foot. De là à l’ébranler, rien n’est moins sûr tant cette jungle économique a appris à courber l’échine quand souffle la tempête. Pourtant, le rythme des nouvelles ne baisse pas et touche tous les pans du sport roi. Après les hautes instances, incapables de faire appliquer leurs propres règles, après les combines des grands clubs soutenus par l’argent du Golfe...

    Lire la suite