Une voiture fonce sur la foule à Charlottesville: Trump critiqué pour son refus de prendre position (vidéo)

Un rassemblement de mouvements d’extrême droite américains a dégénéré en violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés samedi à Charlottesville (Virginie), suscitant une controverse après une prise de position ambiguë du président Donald Trump. Par ailleurs, deux policiers sont morts dans l’accident de leur hélicoptère aux abords de la ville, sans qu’un lien ne soit établi entre cet accident et les violences.

L’une des victimes est une femme de 32 ans qui a été tuée lorsqu’une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s’opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine : néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu’à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l’élection présidentielle.

Le FBI ouvre une enquête

Le FBI, la police fédérale, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme et blessant 19 autres personnes. Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un «  homicide criminel », a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas.

Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite. «  On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés », a déclaré un témoin à l’AFP. «  Une fille au sol a été mutilée. C’était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière », a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène.

Trump critiqué

Le président américain Donald Trump a condamné les violences de Charlottesville, sans se prononcer sur la responsabilité de l’un ou l’autre des camps en présence. «  Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties », a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

La démocrate Hillary Clinton, battue par M. Trump à l’élection présidentielle de 2016, l’a critiqué sans le nommer. «  Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs », a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter. «  Très important pour la nation d’entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs ».

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