Deux planètes potentiellement habitables découvertes à 12 années-lumière de la Terre

Photo prétexte ©D.R
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Et si elle était-là, en orbite autour de Tau Ceti, la planète de rechange pour l’humanité ? Quatre planètes y ont été découvertes par une équipe de l’Université de Hertfordshire (Angleterre). Deux d’entre elles sont situées en bordure de la zone d’habitabilité de l’étoile. Autrement dit, elles en sont suffisamment éloignées pour contenir de l’eau liquide à leur surface mais aussi suffisamment proches pour que l’eau ne gèle pas.

La découverte de ces exoplanètes un peu plus dodues (1,7 fois) que notre Terre a été réalisée grâce à l'amélioration d'une vieille technique appelée la « spectroscopie Doppler » ou « méthode de l'oscillation ». Concrètement, les astronomes ont détecté de très légers déplacements de l'étoile provoqués par l'attraction gravitationnelle des planètes en orbite autour d'elle. Des mouvements de l’ordre de 30 cm par seconde. Les scientifiques souhaitent affiner davantage la méthode pour être capable de détecter à l’avenir des déplacements de 10 cm par seconde, ce qui serait synonyme d’une attraction par une planète de taille terrestre.

Une étoile aussi grande et lumineuse que le soleil

Tau Ceti est une étoile semblable à notre Soleil tant en taille qu’en luminosité. Elle en est la plus proche voisine dotée de ces caractéristiques. A peine 12 années-lumières pour y envoyer une sonde ou y poser un pied. Soit 3,25 fois moins loin que l’étoile Trappist-1 (une naine ultra-froide dont on redoute une certaine instabilité) et sa cohorte d’exoplanètes découvertes par une équipe de l’ULg. C’est dire si les amateurs de colonisation extraterrestre ont l’oeil braqué sur Tau Ceti.

Des travaux futurs devraient affiner la découverte. « Si, grâce à des méthodes telles que l'imagerie directe, les deux planètes extérieures autour de Tau Ceti se révèlent être rocheuses et confirment leur caractère habitable, l'étoile pourrait être une cible optimale pour la colonisation interstellaire, comme on l'a mentionné dans la science-fiction », explique Dr Fabo Feng, chercheur principal de l'étude parue dans «  Astronomical Journal ».

Néanmoins, la vie, s’il devait y en avoir un jour, n’y serait pas de tout repos. En raison d’un disque de débris présent dans ce système relativement jeune, des astéroïdes et des comètes bombardent intensivement les planètes en orbite. Ah ! qu’il fait bon vivre sur Terre …

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