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Produire et consommer wallon? «L’Afsca est un obstacle», selon Carlo Di Antonio

Dans une interview au « Soir », le ministre wallon de l’Environnement et de la Transition écologique appelle à une prise de conscience de tous, notamment de l’Afsca, au centre de la polémique sur le fipronil.

Temps de lecture: 2 min

Les règles actuelles de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sont un obstacle à la réussite d’une transition écologique alimentaire en Wallonie, estime le ministre wallon de l’Environnement et de la Transition écologique Carlo Di Antonio. Sans cela, le modèle «consommer wallon» sera en grande difficulté, prédit-il.

Dans une interview au « Soir », Carlo Di Antonio y va cash : « Il est désormais possible de manger sainement, particulièrement en Wallonie grâce aux circuits courts. Mais le principal obstacle à leur développement est l’Afsca ».

« Nous sommes allés beaucoup trop loin »

Pour Carlo Di Antonio, il est indispensable d’avoir des règles spécifiques (et non pas une simple adaptation des règles générales) pour les artisans producteurs et transformateurs, les petits éleveurs ou encore les cantines scolaires. « Rappelez-vous les épisodes de la tarte au riz ou du fromage de Herve. L’Afsca met la pression sur un secteur qui n’a jamais posé de problème majeur, à l’exception d’une indigestion de temps en temps. Les règles génèrent une obligation de moyens qui rendent l’équation économique impossible : quand on doit investir 25.000 euros pour transformer un peu de lait en yaourt ou fromage, ça ne va pas. S’il faut une réforme de l’Afsca, c’est à ce niveau ».

Le ministre CDH en appelle à une réforme et évoque le rôle des politique qui « ont dû lutter contre le pouvoir excessif de l’Agence »  : « Dès que les scientifiques brandissent un risque pour la santé, le politique ouvre son parapluie. Pourtant, je prétends que l’on exagère parfois, il faut oser remettre en cause des directives qui se basent sur des hypothèses qui ne sont pas les bonnes. Ceci pour une simple raison : par rapport aux pays voisins, nous sommes allés beaucoup trop loin ».

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0 Commentaire

  • Posté par A.q.t.e. , lundi 14 août 2017, 22:02

    S'il cherche à se rendre utile, peut-être pourrait-il s'intéresser à la manière dont son collègue de l'agriculture distribue les aides européennes en méprisant les critères d'attribution européens, en privilégiant les amis du cdH, en préparant les élections communales et en exposant la région wallonne aux amendes européennes. Mais cela serait moins racoleur mais autrement éthique.

  • Posté par Vandercammen Adrienne, lundi 14 août 2017, 19:46

    Belle démagogie. Comme si le fait de dispenser de certains contrôles allaient garantir de la qualité. C'est oublier un peu vite qu'un agriculteur est avant tout un entrepreneur qui cherche à maximiser son profit. Mais comme le CDH est en recherche de voix, il doit être démago. L'intervention de Carlo Di Antonio nous rappelle que c'est grâce à de tels propos que le CDH survit depuis des années.

  • Posté par A.q.t.e. , lundi 14 août 2017, 10:51

    Pour exister, le cdH est-il obligé de cracher dans toutes les soupes? Préférez-vous un système basé sur des normes internationales, qui n'ont rien vu venir (IFS, BRC, SQ, ...); un système à la française basé sur des IGP avec des cahiers des charges indigents, qui n'ont pour objectif essentiel que de protéger une poignée d'acteurs locaux qui cachent leur absence de savoir-faire derrière des appellations que beaucoup pourraient produire à meilleure qualité et meilleur compte (voir l'exemple de la Feta et de la mozzarella), un système à la QS qui malgré son caractère international ne possède qu'un management allemand, privilégiant la transparence de ses normes, mais bizarrement muette sur la plupart des crises (grippe aviaire, fipronyl, ...). Comparez l'AFSCA à ses équivalents hollandais (au courant depuis 2016) ou français (Anses) ...

  • Posté par Vandercammen Adrienne, lundi 14 août 2017, 19:47

    Effectivement, nous nageons en pleine démagogie.

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