Une école de ballet russe va l’accueillir

Pauline Gierling va  quitter son Brabant  wallon pour d’autres horizons d’ici 15 jours.
Pauline Gierling va quitter son Brabant wallon pour d’autres horizons d’ici 15 jours. - D.R.

Du haut de ses 17 ans, Pauline Gierling n’a rien à envier à ses camarades de la « Brussels International Ballet School ». Que du contraire : la jeune Brainoise a été sélectionnée pour intégrer une prestigieuse école de ballet russe, l’académie Vaganova à Saint-Pétersbourg.

« Comme toutes les petites filles qui pratiquent la danse classique, je rêvais d’en faire mon métier. Mais je ne croyais pas que c’était possible, confie-t-elle. C’est mon professeur, Anderson Santana, qui m’a convaincue et soutenue. »

C’est lors de son passage en Russie pour une compétition que Pauline a tenté sa chance auprès de l’école russe. « Ses professeurs croyaient en elles et l’ont poussée à y participer », raconte Isabelle, sa maman. La période des auditions étant terminée, Pauline a décroché une audition privée. « Si ses professeurs ont réussi à la lui obtenir, c’est qu’ils croyaient vraiment qu’elle en était capable ».

La jeune Brainoise a alors participé à un cours, parmi d’autres élèves. Stressée et tremblante, Pauline est parvenue à décrocher sa place. « Je n’y croyais pas. Je me disais juste “on ne sait jamais”. C’était une très bonne surprise. » Une surprise d’autant plus grande que sur les 3.000 candidats annuels, seuls 60 sont finalement sélectionnés.

« Je suis très fière, glisse sa maman. Vous savez, Pauline n’a jamais raté un cours. Même lorsqu’elle était malade, elle tenait à y assister. C’est quelqu’un de très organisé et la seule artiste de la famille. »

Le départ est prévu pour le 30 août. «  Les cours commencent le 1er septembre. J’aurai des cours de danse classique, mais aussi de danse contemporaine. » A côté de ce programme chargé, Pauline continuera d’étudier les matières professionnelles. « L’an prochain, je suis censée passer mon CESS via le jury central. On verra comment tout se passe en Russie. »

Sa maman et sa sœur Julie l’accompagneront pour son grand départ. Elles espèrent encore pouvoir un peu profiter de Pauline et visiter Saint-Pétersbourg avant de la quitter et de revenir en Belgique. « Nous avons prévu de passer une semaine là-bas, confirme sa maman, émue à l’idée d’être séparée de sa fille. Ce ne sera pas facile, mais le principal, c’est qu’elle soit heureuse. Et puis, aujourd’hui, avec toutes les technologies, c’est beaucoup plus facile de se parler et même de se voir. »

Apprendre le russe

Pauline a, de son côté, déjà tout préparé pour son départ. Il ne lui manque plus… que le russe. «  J’ai déjà appris quelques bases, sourit-elle. Les professeurs parleront russe et je devrai donc suivre des cours sur place. C’est peut-être ce qui me fait le plus peur… »

Une fois son cursus terminé, Pauline espère rejoindre une compagnie en Allemagne ou en Angleterre pour être plus proche de la Belgique et travailler dans un environnement agréable. « Mon premier rêve s’est réalisé. Mon second serait de devenir soliste ou première danseuse. » Un rêve qui sera plus facilement réalisable grâce à sa formation en Russie. « Quand on sort de cette école, les portes vous sont ouvertes. C’est un plus non négligeable sur un CV », conclut sa maman.

 
 
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