René Collin sur la crise des œufs contaminés: «Le fédéral doit consentir à verser une avance»

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René Collin sur la crise des œufs contaminés: «Le fédéral doit consentir à verser une avance»

Que pensez-vous des mesures avancées par le fédéral  ?

Le plus important, c’est évident l’indemnisation. Mais le gouvernement a présenté une autre mesure importante : le renforce des services de communication de l’Afsca. Sept exploitations sont toujours bloquées en Wallonie. Certaines attendent depuis des jours les résultats d’analyses et contre-analyses, sans parvenir à avoir de réponse. La première chose à faire, c’est de réduire les pertes.

Que fait la Région de son côté pour venir en aide aux éleveurs ?

La Région a mis plusieurs outils à disposition des éleveurs : un « help-desk » pour les aider à préparer leur dossier et à objectiver les pertes, un mécanisme de garantie pour les crédits peut aussi être activé mais pour l’instant, ce que nous privilégions, c’est le versement rapide d’une avance. C’est ce que nous demanderons demain lors de la réunion de la task-force. Assez peu d’éleveurs sont concernés, on connaît très bien leur situation, je ne vois pas comment on pourrait refuser une telle mesure d’urgence. Attendre plusieurs mois, c’est impossible.

La Wallonie peut-elle suppléer ?

Si rien n’est fait, nous trouverons des solutions au niveau wallon. Nous pourrons solliciter l’intervention d’un fonds de deux millions d’euros géré par l’Arsia. C’est maigre, mais ce sera déjà un début. Une réunion est prévue vendredi avec les représentants du secteur pour faire le point. Mais j’estime que l’intervention doit venir du niveau de pouvoir responsable en matière fédéral. Et le fédéral a les moyens.

 
 
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