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Le ministre de l’Intérieur italien appelle à «faire travailler les migrants gratuitement»

Angelino Alfano a rappelé aux maires du pays qu’une directive leur permettait cette option, « plutôt que de les laisser à rien faire ».
Temps de lecture: 2 min

Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano a rappelé jeudi que les communes hébergeant des demandeurs d’asile pouvaient les faire travailler gratuitement, alors que l’accueil des milliers de personnes débarquant chaque semaine en Italie provoque des tensions à travers le pays.

« Nous devons demander aux communes d’appliquer notre directive permettant de faire travailler les migrants gratuitement (…). Plutôt que de les laisser là à rien faire, qu’ils les fassent travailler », a déclaré le ministre selon la presse italienne.

« Il s’agit de travaux d’intérêt général, de projets environnementaux, pour lesquels la commune doit seulement fournir une assurance aux demandeurs d’asile, afin de créer un rapport plus vrai et une meilleure acceptation », a expliqué à la télévision Mario Morcone, chef du Département des droits civils et de l’immigration au ministère.

Comme il faut compter actuellement six mois pour statuer sur une demande d’asile, puis entre 12 et 18 mois pour les éventuels recours en justice des déboutés, certains demandeurs peuvent rester jusqu’à 2 ans dans les centres d’accueil d’urgence, sans permis de travail.

Des communes refusent d’accueillir les migrants

Alors que le pays héberge déjà quelque 84.000 migrants, plus de 9.000 sont arrivés en moins d’une semaine, portant le total pour cette année à 33.000, soit 15 % de plus que pendant la même période en 2014, déjà une année record, selon Mario Morcone.

Même si près des deux-tiers des migrants poursuivent clandestinement leur route vers d’autres pays européens, la question de l’accueil de ceux qui restent est devenue un enjeu de taille pour les élections prévues le 31 mai dans un millier de communes et sept des 20 régions du pays

Mercredi, la petite région du Val d’Aoste (nord-ouest) – où l’on ne vote pas fin mai – est devenue la première mercredi à refuser d’accueillir plus de migrants, mais d’autres plus importantes s’apprêtent à le faire.

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