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Magie, rires, et jongleries de corps et de mots

Le Festival des arts de la rue a à nouveau fait le plein.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

La 44e édition du Festival international des arts de la rue a vécu, avec des ambiances contrastées, entre les nuages et un peu de pluie le samedi, et un ciel clément sans être torride le dimanche. Mais le public n’a pas craint les éléments. Samedi, les entrées de parking campagnard et du camping ont subi quelques embourbements dignes de certaines foires de Libramont, mais l’ASBL organisatrice a su gérer cela au mieux.

Le dimanche fut plus serein et le village a été inondé… de festivaliers. Enormément de monde mais un plaisir total pour découvrir une partie du menu proposé, car tout voir est impossible, même sur deux jours, avec chaque fois des spectacles complètement saturés en spectateurs, dès 13h et jusqu’au début de la nuit, quand les Commandos Percu ont offert leur spectacle pyrotechnique percutant, en première belge. Leur colline métallique intriguait de jour. Ils y ont mis le feu la nuit, dans tous les sens du terme. Une débauche de rythmes et une avalanche de flammes, de fumée et de feux d’artifice déclenchés au beau milieu des musiciens. Un spectacle qui valait à lui seul le déplacement.

De la poésie

Mais si certains trouvaient que trop de spectacles étaient lents et basés sur un rythme poétique, nous avons trouvé que l’équilibre était pourtant de mise. De la poésie, il y en avait avec le très beau duo chorégraphique et aérien TaKaPa, qui a beaucoup visité la province de Luxembourg, de Tontegrange à Mai’li Mai’lo et aux Tilleuleries, mais leur magie fusionnelle reste intacte. Poésie de mots avec Dominique Gras alias Samu. Ses bafouillages et son verbiage absurde ont chaque fois fait l’archi-plein dans l’espace étriqué entre moulin et presbytère. Poésie des gestes avec Mister Fred qui anime son spectacle posément, avec peu d’objets.

Et puis, il y a eu du spectacle haut en couleur et haut tout court, avec les six acrobates de la Contrebande qui sautent et jonglent avec leurs corps avec précision dans un show de propulsion qui a ravi de part et d’autre de la Semois. Ou le Cirque Hirsute, pour son spectacle de butors en parade amoureuse qui entraîne même une festivalière sur leur roue infernale qui tourne à 7m de haut. Frissons.

Côté rires, il fallait voir les tronches désopilantes du trio de la Cie Ecart en mode déambulatoire, le spectacle délirant de la Cie Bruiquicourt, s’adaptant au lieu et à ses sons (les cloches de l’église !) tout comme la Cie Colbock pour qui tout festivalier est une cible providentielle.

Chassepierre reste donc un merveilleux parc d’attractions culturelles temporaires, dans un cadre villageois incomparable.

 

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