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Grève à Brussels Airport: les bagagistes se défendent de prendre les voyageurs en otage

Les bagagistes de Swissport ont interrompu le travail de manière inopinée mardi matin. Ils s’expliquent.

Temps de lecture: 2 min

Les bagagistes de Swissport, le plus important des deux opérateurs à Brussels Airport (60 % du trafic), ont interrompu le travail de manière inopinée ce mardi matin.

Actuellement des dizaines de bagagistes se croisent les bras. « Malgré le fait que l’on soit en haute période, les effectifs sont les mêmes que durant les mois de janvier-février », explique l’un des responsables syndicaux CSC. Ainsi, seule une petite trentaine d’équipes de trois (voire quatre bagagistes) seraient actives quotidiennement pour le moment. « Sur le tarmac, il en faudrait au moins 38 pour effectuer le travail correctement. Il manque également des chauffeurs pour acheminer les bagages entre les avions et l’aéroport. Selon le protocole, on devrait être 17 en hors saison, pour le moment on est entre douze et quatorze », continue le responsable qui se défend d’avoir pris les voyageurs en otage.

« On espère que le public nous comprend »

« La direction est au courant du problème. Nous avons déjà fait part de notre mécontentement à plusieurs reprises avant les vacances et encore hier mais ils n’écoutent rien. Nous voulons au moins que les accords soient respectés. La priorité est de régler le problème des sous-effectifs, il n’est pas question pour le moment de parler des salaires », poursuit le délégué. Et si la grève pénalise les voyageurs mardi, cela semble un mal nécessaire pour le bagagiste. « Il nous arrive de travailler sans pause, pas même pour manger. On espère que le public nous comprend. Puis d’un autre côté, en travaillant dans ces conditions, cela sera finalement les voyageurs qui seront pénalisés car le travail sera moins bien fait ou moins rapidement, ce qui provoquera au final des retards », défend le bagagiste. « On a conscience que ce genre d’actions à un impact. Mais on a aussi essayé de sensibiliser le public en distribuant des étiquettes pour bagages et des tracts pour faire part de la réalité de notre travail », ajoute un autre syndicaliste.

À lire aussi Désarroi des voyageurs à Brussels Airport: «On part dix jours au Groenland»

Après une première rencontre ce matin, les syndicalistes attendent désormais une réponse de la part de la direction. « En fonction de ce qu’ils décident, le travail reprendra ou nous continuerons la grève. » Les discussions ont repris vers 16h.

 

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0 Commentaire

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 22 août 2017, 17:00

    "le responsable qui se défend d’avoir pris les voyageurs en otage". Mais dans les faits c'est bien de cela qu'il s'agit. Une grève sauvage, c'est exactement cela. On peut très bien comprendre leur problème, mais qu'y pouvons nous, nous, les passagers? Rien de rien. On a le choix de voyager avec telle ou telle compagnie, pas celui de choisir la société qui s'occupe des bagages. Ils devraient faire une grève du zéle: faire le travail exactement comme il est supposé être fait et dans le temps "normal". Après, s'il y a des retards, tant pis, c'est l'opérateur qui s'en mordra les dents. Un avion en retard, pour le passager, c'est toujours mieux que de partir sans ses bagages. Ou pas partir du tout.

  • Posté par CARION JEAN, mardi 22 août 2017, 16:55

    Les syndicats trouvent toujours des excuses "larmoyantes" afin que le public les comprennent. Mais plus on analyse leurs revendications, moins on est prêt à les croire! Il serait temps que ces gens prennent en compte le désarroi du public qui est pris en otage par leurs grèves sauvages! En Démocratie tout n'est pas permis; et comme ils refusent de respecter autrui, il serait temps de légiférer pour mieux encadrer les actions de grèves: Astreinte pour grève sauvage, service minimum et surtout publication de leur patrimoine financier officiel ou.....caché!

  • Posté par Haas Peter, mardi 22 août 2017, 16:32

    Non, je ne comprends pas. Les conditions de travail en Belgique sont bien meilleures que de nombreux pays. Vous mettez les familles en déplacement, les voyages d'affaires fatigués à risque pour un point social sans conséquence.

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