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Eric Goffart : «Ni opportunisme ni clientélisme politique»

Silencieux depuis deux mois, Eric Goffart (CDH) revient sur le clash PS-CDH. « Au collège, la confiance est totale avec le partenaire socialiste », affirme-t-il. « Je ne serai pas candidat sur une liste apparentée PS. »

Temps de lecture: 3 min

Depuis la rupture politique entre le PS et le CDH au sein de la majorité régionale, les échevins humanistes du collège carolo ne s’étaient pas encore exprimés. Chef de file de l’exécutif, Eric Goffart revient sur les événements et évoque une rentrée chargée.

Eric Goffart, quels gros projets pour la rentrée de septembre ?

En voirie, nous poursuivons l’exécution de notre plan routes 2017, une quarantaine de nouvelles voiries vont entrer en rénovation. En bâtiments, c’est à l’hôtel de ville que le plus gros morceau se prépare : le désamiantage de la salle des fêtes et la sécurisation de l’édifice représentent un investissement de plus de 2,8 millions, le chantier démarrera cet automne. Dans le volet sécurité, il y a la remise en conformité incendie et l’installation de systèmes de télésurveillance et de contrôles d’accès. L’amélioration des écoles est aussi au programme.

Le clash avec le PS a-t-il eu des conséquences sur le fonctionnement du collège ?

La priorité absolue, c’est Charleroi. Dès le jour de l’annonce du divorce par mon président de parti, Paul Magnette m’a appelé pour me rassurer sur ses intentions. Pas question en effet de déstabiliser

notre équipe pour venger une décision à un niveau qui nous échappe. Ce qui compte, ce sont les résultats et ils sont bien au rendez-vous. Dans mes compétences par exemple, le bilan est bien meilleur que j’aurais pu l’espérer en prêtant serment comme échevin le 3 décembre 2012.

Il y a pourtant eu des déclarations tapageuses, comme celle de votre collègue Philippe Van Cauwenberghe réclamant le retour du département des Bâtiments dans le giron du PS ?

Notre devoir absolu, c’est l’efficacité. Parce qu’au quotidien, les citoyens attendent une amélioration de leur cadre de vie, des bâtiments publics en bon état, un service de qualité. Réparer des nids-de-poule ou égoutter une rue, cela n’a rien de bling bling, mais quand on ne le fait pas, il y a des conséquences : des accidents ou des caves inondées. En ce qui me concerne, les conjectures et les réflexions politiques m’intéressent moins que les réalisations. Mon collègue Mohamed Fekrioui est sur la même longueur d’ondes.

Les élections communales, c’est bientôt. Ça ne vous préoccupe pas ?

Je suis attentif à ce qui se passe au jour le jour, mais un an, c’est (très) long. Mon projet politique est clairement au centre, pour faire pièce aux polarisations à droite et à gauche. Je le rappelle : j’exerce mes compétences uniquement à Charleroi, je n’ai qu’un seul mandat. Ce choix professionnel m’a amené à renoncer à beaucoup d’opportunités. Je reste sur cette ligne-là : intégrité, proximité, engagement et compétences.

Et l’idée d’une liste d’intérêt communal emmenée par le bourgmestre ?

Si la question est de savoir si je pense à rejoindre le PS, c’est non. Et je n’ai pas l’intention non plus de figurer sur une liste qui y serait apparentée. Je ne ferai aucune concession opportuniste ni clientéliste.

Vous serez tête de liste CDH ?

Je porte un bilan et je compte bien le défendre, c’est tout ce que je peux vous dire. Si les électeurs le souhaitent, je poursuivrai mon travail d’échevin dans la prochaine majorité. C’est une fonction qui m’honore. Elle est ancrée dans le quotidien des gens et c’est ce qui me plaît.

 

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